Kinshasa, 19 mars 2026 (ACP).- L’apport de l’Inspection générale des finances (IGF) dans le contrôle des communes de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été sollicité par une conseillère municipale lors de la clôture jeudi d’un atelier d’information sur les procédures de la commande publique.
« Nous sollicitons de l’Inspection générale des finances de bien vouloir étendre ses missions de contrôle et d’audit au niveau de nos différentes communes. Les communes en tant qu’entités territoriales décentralisées, jouent un rôle essentiel dans la gestion de proximité des ressources publiques. Cependant, dans certains cas, cette gestion manque de rigueur, de transparence et d’un encadrement adéquat », a déclaré Peguy Ngolela, conseillère communale de Mont-Ngafula, dans l’Ouest de la capitale congolaise.
«Nous attirons particulièrement l’attention sur le fait que certains bourgmestres disposent d’une large marge de manœuvre dans la gestion des finances et des marchés publics, parfois sans un contrôle effectif et systématique», a-t-elle ajouté en Insistant sur les risques liés à cette situation.
Selon elle, une telle situation est de nature à fragiliser la bonne gouvernance et à compromettre les efforts engagés pour instaurer une gestion orthodoxe des ressources publiques.
Face à ce constat, elle a recommandé : « le renforcement de la présence et des interventions de l’Inspection Générale des Finances dans les communes, afin d’assurer un meilleur suivi, de prévenir les irrégularités et de promouvoir une véritable culture de redevabilité à tous les niveaux de l’administration publique ».
Poursuivant son intervention, elle a estimé qu’« une action soutenue de l’IGF dans ces entités permettra non seulement de restaurer la discipline budgétaire, mais également de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions locales ».
«La bonne gouvernance ne saurait être effective sans un contrôle rigoureux, équitable et permanent, tant au niveau central que décentralisé », a-t-elle conclu.
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