Grève des chauffeurs: les enseignements perturbés dans certaines écoles du centre de Kinshasa

Kinshasa, 16 mars 2026 (ACP).-Les cours ont été perturbés dans certains établissements scolaires du centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, suite à la grève déclenchée lundi  par les conducteurs des véhicules affectés au transport en commun, a-t-on appris de source administrative.

« Nous avons constaté ce matin que ce mouvement de grève va fortement perturber le bon déroulement des cours. Les enseignements commencent normalement à 7h30′, mais presque la moitié du personnel n’est pas arrivé à l’école (…) dans notre établissement, chaque classe compte entre 25 et 30 élèves, ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui», a déclaré Florent Bolunda, directeur de l’école primaire Bérée, dans la commune de Limete.

Selon lui, cette situation a compliqué l’organisation des enseignements, notamment en raison du manque d’enseignants pour encadrer les élèves dans les salles de classe.

« Lorsqu’il n’y a pas assez d’enseignants, nous éprouvons des difficultés à couvrir toutes les classes. Il n’est pas toujours possible de fusionner les classes pour poursuivre normalement les cours », a-t-il expliqué.

Face à cette situation, le responsable de l’établissement a lancé un appel aux autorités afin qu’elles trouvent rapidement des solutions durables aux problèmes opposant les transporteurs et les autorités urbaines, avant de rassurer les parents d’élèves quant à la récupération des cours perturbés suite à la grève. 

« Nous lançons un appel aux autorités compétentes pour qu’elles examinent ces problèmes et trouvent des solutions appropriées, car ces situations de grève nous pénalisent énormément et créént des retards dans le respect du calendrier scolaire», a-t-il souligné.

Cette situation a également dérangé le déroulement des examens à l’école primaire Kintambo, où la majorité des enseignants sont arrivés en retard sur le lieu de service.

« Nous sommes en pleine période d’examens, les enseignants ont pu se faire violence en prenant des motos taxis pour venir à l’école, mais nous avons dû commencer les épreuves avec un léger retard à cause de ce mouvement de grève des transporteurs », Théophile Nsonsa, sur-école de l’EP I Kintambo.     .

Il a à cette occasion invité les autorités à veiller au respect de la tarification officielle des transports en commun afin d’éviter des tensions récurrentes dans ce secteur.

Des vives tensions observées au rond-point Socimat entre usagers de la route

Une vue du rond-point Socimat ce matin

Des tensions ont été observées lundi entre les usagers de la route impliqués dans le secteur du transport en commun au niveau de Socimat, sur le boulevard du 30 Juin, dans la commune de Gombe, dans le nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où des chauffeurs, receveurs et chargeurs ont pris à partie des conducteurs qui n’ont pas respecté le mot d’ordre de la grève, en leur lançant des pierres, selon un témoin de l’événement.

 « Ce matin, ça n’a pas été facile pour nous d’arriver en ville. Il y a eu des tensions vers Socimat entre les chauffeurs de transport en commun et des manifestants qui lançaient des pierres en direction des véhicules qui continuaient de rouler, malgré la grève décrétée par les conducteurs. Les manifestants ont également tenté de bloquer la circulation afin de contraindre les chauffeurs récalcitrants à s’arrêter, demandant aux passagers de descendre des véhicules », a expliqué Marlène Bampem’Bambi, agent à la direction des enquêtes au ministère du Budget.

Selon elle, ces derniers ont également tenté de bloquer la circulation afin de contraindre les chauffeurs récalcitrants à s’arrêter, obligeant certains passagers à descendre des véhicules.

Par ailleurs, des certaines de personnes sont restées bloquées aux différents arrêts de part et d’autre du boulevard du 30 juin faute de bus, de l’arrêt Socimat en passant par Batetela, Royal, 24 Novembre, Regideso et Sabena, les Kinois et kinoises ont eu de la peine à atteindre leurs lieux du travail. Au Marché central, communément appelé « Zando », les bus et taxis et même les 207 de couleur jaune n’ont pas été très visibles dans l’avant-midi suite à ce mouvement de grève. ACP/JF

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