Kinshasa, 21 février 2026 (ACP).- L’urgence s’impose pour sauver la ville de Kinshasa des inondations récurrentes qui n’épargnent aucune commune, ni quartier de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), une mégapole de plus de 15 millions d’habitants.
A chaque forte pluie, des dégâts de tout genre sont souvent énormes. La montée des eaux du fleuve s’en suit et même les grandes artères subissent un coup, au point de rendre impraticables plusieurs artères principales de la ville. Conséquence: paralysie des activités dans divers domaines et manque à gagner pour l’économie urbaine.
« La montée des eaux observée dans certains quartiers est liée au non-respect des normes urbanistiques et environnementales », selon Mme Nathalie Alamba, bourgmestre de la commune de Limete. Les causes sont diverses : les constructions anarchiques, l’absence de curage des rivières, le jet des immondices dans les rivières et les caniveaux qui aggravent la situation a-t-elle ajouté.
Face à cette situation préoccupante touchant l’avenir de Kinshasa, il s’avère impérieux d’agir en urgence pour éviter le pire lors des prochaines pluies annoncées par l’Agence météorologie nationale (Mettelsat).
C’est donc une évidence qu’il y aura encore des pluies pendant cette saison pluvieuse. Par conséquent, il faut savoir anticiper pour se mettre à l’abri. Ici tous les acteurs sont concernés et particulièrement le pouvoir public. La population elle, doit intérioriser le civisme, notamment, en matière de gestion environnementale. Ces derniers temps, il est quasiment impossible de circuler ou de rouler à bord d’un véhicule ou d’une moto pendant et après la tombée de la pluie sur les artères de Kinshasa, qui sont souvent inondées, devenant ainsi impraticables.
Cette situation perturbe le trafic, créé des embouteillages et met en péril les usagers qui sont obligés de parcourir de longues distances, les deux pieds trempés par des eaux de pluies pour arriver à domiciles. Ces inondations sont observées sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.
Aujourd’hui, la capitale congolaise s’expose à un sérieux risque de disparition avec le temps si rien n’est fait durablement. Autrefois appelée « Poto moyindo Ndrl : l’Europe des noirs », Kinshasa, jadis Léopoldville de 1881 à 1966 était la plus belle ville de la République démocratique du Congo. À l’heure actuelle, elle ne reflète plus son image d’antan.
Plusieurs actions temporaires liées à la démolition des constructions anarchiques le long de rivières, au dragage des rivières et curage des caniveaux ont été menées par l’exécutif provincial de Kinshasa n’ont donné qu’un résultat mitigé. Face à cette épineuse question qui fait couler beaucoup d’encres et de salives, il est urgent que le gouvernement provincial de Kinshasa mette des bouchées doubles en mobilisant des moyens financier et logistique capables de relever le défi.
Il est aussi nécessaire pour l’exécutif provincial de parachever les différents ouvrages d’assainissement routier en construction, conçus pour collecter, transporter et évacuer les eaux pluviales et de ruissellement, en vue de protéger la structure de la chaussée. –
ACP/UKB

