Kinshasa, 04 février 2026 (ACP).- Environ sept (7) cimetières des communes de Maluku et N’sele, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été inspectés mercredi, lors d’une mission d’évaluation des conditions environnementales et d’inhumation menée par le président de la commission Environnement de l’Assemblée provinciale.
« Nous avons procédé aujourd’hui à l’inspection d’environ sept cimetières, dont certains sont situés à Menkao, dans la commune de Maluku, et d’autres à N’sele, afin de nous enquérir de leur situation environnementale et des conditions d’inhumation », a déclaré Steve Mulumba, président de la commission Environnement et Aménagement du Territoire de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK).
Il a précisé que cette tournée d’inspection a conduit la délégation à la Nécropole de l’Éternité, où l’état général du site et le respect des normes en vigueur ont été examinés.
« La situation observée à la Nécropole de l’Éternité est globalement satisfaisante et mérite d’être saluée. Les conditions actuelles témoignent d’un travail sérieux et responsable de la part des gestionnaires, ce qui nous permet de les féliciter pour les efforts fournis », a indiqué M. Mulumba.
Selon lui, avec l’adoption prochaine de textes législatifs et réglementaires encadrant le secteur funéraire, ce site pourrait figurer parmi les meilleurs exemples en matière de gestion des cimetières. « Il est donc essentiel de les encourager à poursuivre dans cette voie, en veillant constamment au respect de l’environnement et à la préservation de la dignité humaine, même après la mort », a ajouté le président de la commission Environnement et Aménagement du Territoire de l’APK.
« Au cimetière Eden, situé dans la cité de Menkao et opérationnel depuis une année, il a été constaté que les normes environnementales sont globalement respectées. La zone de Menkao demeure, à ce jour, un espace dont l’environnement est maîtrisé. Toutefois, les gestionnaires ont été invités à dynamiser davantage les sites afin d’en optimiser l’utilisation. Toute volonté d’extension devra impérativement s’inscrire dans le strict respect des normes en vigueur, car les domaines des cimetières et des morgues touchent directement à la santé humaine, à l’environnement et à la population. À ce titre, l’État exerce un contrôle rigoureux et méticuleux sur ces secteurs sensibles », a-t-il poursuivi.
Il a été recommandé la plantation de fleurs et d’espèces végétales durables le long des allées, dans une logique de ceinture verte et de préservation environnementale. Les fleurs actuellement présentes risquent de se dessécher rapidement et ne répondent pas pleinement aux exigences écologiques. Dans l’ensemble, les efforts sont encourageants. Les sites étant encore à un stade initial de développement, une nouvelle inspection sera effectuée ultérieurement afin d’évaluer l’évolution des recommandations formulées.
« Concernant le cimetière Terre Promise, il a été recommandé de prévoir un espacement minimal, même de 50 centimètres, entre les tombes afin de permettre aux familles de se recueillir dans des conditions dignes. À ce jour, six corps y sont enterrés dans des conditions jugées acceptables, avec des allées propres et un aménagement moderne. Le cimetière Chemin de Paradis compte environ cent corps depuis sa création. Quant au cimetière Sainte-Croix Bolingo, qui recense soixante-six corps, il respecte globalement la discipline des allées, bien qu’une partie de son espace ait été illégalement morcelée et vendue par un chef coutumier. La plantation d’arbres décoratifs y a été recommandée afin d’améliorer le cadre », a fait savoir M. Mulumba.
« Au cimetière Immaculée présente un constat particulièrement préoccupant, désordre dans la gestion des déchets, absence de poubelles, non-respect des espacements entre les tombes, alignement défectueux et mur de clôture insuffisant. Des recommandations fermes ont été formulées pour se conformer aux règles en vigueur, à l’instar des autres sites, au cimetière de la Cité de la Sagesse, le manque d’espacement entre les corps et le chevauchement des caveaux posent de sérieux problèmes pour l’érection des pierres tombales. L’absence totale de plantations, d’arbres, de fleurs ou de toute verdure constitue également un manquement majeur nécessitant une intervention urgente », a-t-il conclu. ACP/C.L.

