Kinshasa fait face à une dégradation préoccupante de ses espaces verts (Un expert en environnement)

Kinshasa, 29 juin 2026 (ACP).- La ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une dégradation préoccupante de ses espaces verts et à une pression environnementale croissante, a révélé lundi à l’ACP un expert en environnement à l’occasion de la journée mondiale des tropiques.

«  La ville de Kinshasa située en zone tropicale fait face aujourd’hui à une dégradation préoccupante de ses espaces verts et à une pression environnementale croissante. Cette situation résulte d’un déficit de vision dans la gestion urbaine qui nécessité une meilleure planification environnementale et une gouvernance plus rigoureuse sont nécessaires pour freiner la dégradation écologique de la capitale congolaise », a déclaré Jean Mangalibi.

Des projets de reboisement non suivis et l’occupation de certains espaces publics au détriment des arbres a également était dénoncé par cet environnementaliste. 

« La disparition progressive des zones verts alors qu’il y avait par exemple un projet de reboisement le long du boulevard Lumumba et certaines communes de la capitale, il y a plus des 8 ans, maintenant où sont passés ces espaces verts au contraire cela sont remplacés par des constructions ou des installations commerciales. Tant qu’il n’y aura pas une vision claire à la tête de la ville, Kinshasa continuera à se dégrader », a-t-il averti.

L’environnementaliste Mangalibi a plaidé également pour une meilleure valorisation des ressources naturelles de la RDC. 

« Il est important de rompre avec l’économie de la dépendance au profit d’une économie fondée sur les richesses nationales », a-t-il martelé. 

Selon M. Mangalibi, la RDC dispose d’un potentiel agricole et environnemental capable de nourrir une grande partie de la population mondiale 

« La RDC est une nation réellement riche et non potentiellement riche et cette richesse demeure insuffisamment exploitée en raison de défis liés à la gouvernance. Il faut commencer par valoriser ce que nous avons », a-t-il soutenu.

L’environnementaliste a aussi insisté sur la nécessité d’une gouvernance sectorielle renforcée, notamment dans les ministères en charge des Affaires Foncières, de l’Environnement et de l’agriculture, pour permettre au pays de jouer pleinement son rôle de « pays solution ». ACP/N/B

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