Kinshasa, 2 août 2026 (ACP).- La commémoration du Génocide congolais (Genocost) perpétré par le Rwanda et ses supplétifs du M23/AFC, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée dimanche auprès de l’ACP, comme une ouverture de la voie qui mène vers » une véritable justice réparatrice « .
« Cette commémoration doit ouvrir la voie à une véritable justice réparatrice, mise en œuvre dans le cadre d’un processus de justice transitionnelle. Au-delà des poursuites judiciaires, il est essentiel de garantir aux victimes leur droit à la vérité, à des réparations adéquates, à la reconnaissance officielle des préjudices subis ainsi qu’à des garanties de non-répétition », a déclaré Crispin Kobolongo, président national de l’ONG » Action contre les violations des droits des personnes vulnérables » (ACVDP).
Selon lui, une telle démarche est indispensable pour restaurer la dignité des victimes, promouvoir la réconciliation nationale et jeter les bases d’une paix durable en République démocratique du Congo.
Pour l’ACVDP, cette journée est avant tout l’aboutissement de nombreuses années de plaidoyer menées par les acteurs de la société civile, qui ont constamment appelé à l’instauration d’une journée nationale dédiée à la mémoire des nombreuses victimes des guerres, des violences de masse et des autres crimes contre l’humanité commis en République démocratique du Congo.
« Cette reconnaissance s’inscrit dans l’esprit des instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, qui condamnent ces crimes et consacrent les droits des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation », a-t-il ajouté.
M. Kobongolo a précisé que cette journée constitue également un moment important de plaidoyer auprès de la communauté internationale.
« Elle offre l’occasion de rappeler l’ampleur des souffrances endurées par les victimes et de mobiliser les partenaires internationaux afin que cette tragédie soit pleinement reconnue à l’échelle mondiale », a-t-il poursuivi.
Pour le président de l’ACVDP, cette reconnaissance demeure essentielle pour renforcer la solidarité internationale, lutter contre l’impunité et favoriser une réponse concertée face aux violations graves des droits humains enregistrées en RDC.
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