Kinshasa, 29 septembre 2026 (ACP).- La participation des enfants des militaires et policiers au dialogue national inclusif, a été préconisée par la coordonnatrice d’une structure s’occupant de leur encadrement, dans un cahier de charge dévoilé mardi, au cours d’une déclaration faite à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a constaté l’ACP.
« Nous proposons la participation des enfants des militaires et des policiers aux prochains travaux du Dialogue national inclusif, en dehors d’autres mesures que nous avons envisagées dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, l’implication de la diaspora. Nous sommes prêts à être les premiers soldats de la refondation de l’État », a déclaré, Francine Saïdi Mwayuma, coordonnatrice de la Dynamique républicaine des structures des enfants des militaires et policiers de la RDC (DYRESEMIP-RDC).
Cette organisation, selon la même source, a également proposé l’instauration d’un quota annuel de bourses d’études nationales et internationales destiné aux meilleurs élèves issus des établissements scolaires relevant des forces de défense et de sécurité.
Elle a recommandé également la réhabilitation et la modernisation de ces établissements, notamment par le renforcement des équipements numériques, ainsi que la création de centres d’apprentissage et de formation professionnelle destinés aux jeunes.
Santé, protection sociale et conditions de vie
Sur le plan sanitaire et social, la structure a plaidé pour une couverture sanitaire gratuite au bénéfice des épouses et des enfants des membres des forces de défense et de sécurité.
Elle a proposé également la création d’un Fonds de protection des veuves et orphelins des militaires et policiers tombés au front.
Le cahier des charges destiné à la Commission préparatoire audit dialogue prévoit, en outre, l’amélioration des conditions de vie dans les camps militaires et policiers, notamment à travers la réhabilitation des logements, l’accès à l’eau potable et l’amélioration de l’approvisionnement en électricité.
Agriculture et emploi des jeunes
Dans le secteur agricole, la DYRESEMIP-RDC a proposé la mise en œuvre du Projet national agricole maïs « Le Peuple d’abord », avec la création de grands bassins de production à travers les provinces.
Selon la structure, cette initiative devrait permettre d’impliquer des milliers de jeunes, notamment les enfants des militaires et policiers, dans les différentes étapes de la chaîne de valeur agricole, notamment la production, le transport et la transformation.
La DYRESEMIP-RDC a sollicité, à cet effet, l’accompagnement du Gouvernement en équipements agricoles modernes, en intrants et en unités de transformation locale.
Le cahier de charges a accordé également une place de choix à la diaspora congolaise, à travers la proposition d’un cadre d’investissement sécurisé permettant aux Congolais vivant à l’étranger de mobiliser leurs capitaux, leurs technologies et leur expertise en faveur des initiatives nationales.
Ce qui nécessite, selon la même source, la reconnaissance institutionnelle de cette catégorie d’enfants et de la diaspora congolaise. La structure a envisagé également la création d’un réseau d’experts et d’entrepreneurs de la diaspora chargé de contribuer à la formation, au mentorat et à l’encadrement des jeunes dans les provinces.
La reconnaissance officielle des enfants des militaires et policiers comme catégorie citoyenne vulnérable et prioritaire figure, en outre, parmi les principales propositions formulées.
À ce titre, la DYRESEMIP-RDC a proposé notamment l’adoption d’un décret ou d’une ordonnance présidentielle consacrant le statut d’enfant de militaire et policier, la création d’une direction ou d’un service national dédié aux familles des FARDC et de la PNC, ainsi que l’institution d’une Journée nationale d’hommage aux enfants des militaires et policiers.
ACP/L.L./Ng.

