Kinshasa, 13 juillet 2026 (ACP).- La recrudescence de l’insécurité à Kimbanseke, une commune de l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été dénoncée dans une correspondance du vice-président du Conseil municipal de la jeunesse parvenu lundi à l’ACP.
« Nous, habitants de la commune de Kimbanseke, particulièrement de Kimbanseke 1, exprimons notre profonde inquiétude face à la recrudescence de l’insécurité qui endeuille quotidiennement notre population », a écrit Zeth Makela, vice-président du Conseil communal de la jeunesse de Kimbanseke.
« Chaque jour, nous assistons à des crépitements d’armes à feu, des assassinats, des braquages et d’autres actes criminels qui plongent nos quartiers dans la peur. Pendant ce temps, la population a le sentiment que les autorités compétentes ne prennent pas des mesures suffisantes pour mettre fin à cette situation », a ajouté M. Makela.
Selon lui, à titre illustratif, la CIAT de Kimbanseke 1, qui couvre plus de treize quartiers, ne dispose que d’un nombre très limité d’armes de service, malgré un effectif important de policiers. Cette situation compromet gravement l’efficacité des interventions face à la criminalité.
M. Makela a sollicité le renforcement des moyens humains et matériels pour garantir une protection efficace de la population
« En conséquence, nous sollicitons respectueusement les autorités compétentes afin qu’elles prennent les mesures suivantes : Renforcer les moyens humains et matériels des commissariats, sous-CIAT et postes de police de proximité afin de garantir une protection efficace de la population, procéder à un contrôle rigoureux des effectifs de la Police nationale congolaise, notamment des agents affectés à des tâches non opérationnelles ou absents de leurs postes », a-t-il sollicité.
Il a indiqué qu’il faut réévaluer l’affectation des policiers détachés auprès de certaines personnalités, afin de privilégier la sécurisation des populations et des quartiers les plus exposés à la criminalité, réexaminer le déploiement des policiers et militaires affectés à la garde d’intérêts privés lorsque les besoins sécuritaires de la population demeurent insuffisamment couverts.
Le vice-président du Conseil communal de la jeunesse de Kimbanseke plaidé pour la mise en place d’ une politique d’affectation plus rigoureuse des policiers afin de renforcer la discipline, la responsabilité et la continuité du service public de sécurité et le fait d’encourager, sous l’encadrement des autorités locales et de la Police nationale congolaise, l’organisation de patrouilles citoyennes de vigilance, dans le strict respect de la loi et des droits fondamentaux permettraient de garantir la sécurité des habitants de cette municipalité.
Dans cette même lettre, M. Maketa a fait savoir que la sécurité des personnes et de leurs biens constitue une obligation fondamentale de l’État, avant de demander aux autorités compétentes de prendre en considération cet appel afin de restaurer la confiance de la population et de lutter efficacement contre l’insécurité.
ACP/MB/RS

