Kinshasa, 17 juillet 2025 (ACP).– L’amélioration de l’assainissement a été évoquée jeudi lors d’une réunion tenue par le bourgmestre de Kinsenso, dans le centre de Kinshasa, capitale de la république démocratique du Congo.
« L’amélioration de l’assainissement est une priorité absolue pour le bien-être de nos citoyens de Kinsenso. Nous devons travailler ensemble pour rendre notre commune plus propre et saine. Nous avons évoqué aujourd’hui des mesures concrètes pour renforcer l’assainissement dans notre commune. C’est un engagement que nous prenons pour l’avenir de notre municipalité », a déclaré Godé Athswel, bourgmestre de kinsenso.
« La propreté de Kinsenso est l’affaire de tous. Cette réunion marque un pas important vers un environnement de vie plus digne pour chaque habitant,Il y aura de nouvelles directives visant à améliorer l’assainissement dans notre juridiction. Ces mesures, qui se veulent pragmatiques, interpellent la responsabilité de tout le monde », a-t-il indiqué.
« L’assainissement est une affaire de tous. À partir d’aujourd’hui. Fini les collectes systématiques pour l’assainissement. Nous prônons désormais la responsabilité de tous. Pour l’assainissement, on ne demande pas l’argent aux gens, que chacun se lève et le fasse, tout le monde doit mettre la main dans la patte », a poursuivi le bourgmestre.
Cependant, conscient des réalités sur le terrain, il a introduit une nuance. « Si un chef de rue constate une accumulation excessive d’immondices, il est autorisé de solliciter une modeste contribution porte-à-porte pour l’achat de sacs poubelles. Cette approche est particulièrement pertinente pour les quartiers étendus comme Dingidingi, où la gestion des déchets peut s’avérer plus complexe », a estimé M. Atswel.
Il a également affirmé que la taxation des vendeurs pour les travaux d’assainissement est indispensable, sauf qu’il faudra trouver un mécanisme approprié. Car les percepteurs se heurtent régulièrement à la réticence des commerçants ambulants qui, selon les policiers, refusent de s’acquitter de leurs tickets, arguant que leurs marchandises ne justifient pas un paiement à chaque passage.
Face à cette situation, M. Atswel a proposé une solution qui consiste à établir un montant forfaitaire minimum. « Tout chef de rue, sur son avenue, il y a des gens qui commercent. Si tu circules sur toutes les avenues de Kinsenso, tu verras les gens en train de vendre. Que gagne un chef de rue dans ça ? », s’est-il interrogé.
Le bourgmestre de Kisenso, a promis d’apporter des réponses concrètes aux défis de l’assainissement et de la fiscalité locale. Ses directives, qui misent sur la participation citoyenne et la simplification des procédures, seront scrutées avec attention quant à leur impact sur le quotidien des habitants et des commerçants de Kisenso.
ACP/C.L.

