Kinshasa, 18 juillet 2025 (ACP).- L’appel à des aides internationales pour financer les projets d’infrastructures et mettre un terme aux embouteillages à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo a été préconisé, jeudi, par un acteur politique congolais, lors d’une interview qu’il a accordée à l’ACP.
«Pour des grands projets, comme de nouvelles avenues autour de la ville ou un système de transports rapides, il faut faire appel à des aides internationales pour le financement des infrastructures à Kinshasa, pour mettre un terme aux embouteillages qui freinent la mobilité urbaine», a déclaré Diomi Ndongala, acteur politique et ancien ministre de l’Economie.
«En 2025, l’économie de la RDC devrait croître d’environ 5,1%, ce qui donne plus de ressources pour entretenir les routes grâce à des taxes sur l’essence, par exemple», a-t-il rappelé.
«La Banque mondiale, par exemple, investit déjà beaucoup en RDC, avec un milliard de dollars récemment pour relancer un grand projet d’énergie comme Inga 3, qui pourrait aussi améliorer les transports en fournissant de l’électricité fiable. On peut obtenir jusqu’à 500 millions de dollars supplémentaires via des prêts à bas intérêt si le pays montre qu’il gère bien son argent», a-t-il ajouté.
M. Diomi a fait savoir que la RDC doit s’associer aux entreprises privées, signer des accords où des investisseurs construisent les routes et les gèrent en échange de droits sur les péages. Cela, a-t-il rassuré, attire des partenaires de Chine ou d’Europe, et ça marche si on calcule bien les bénéfices pour tout le monde.
Des recommandations pour le financement des infrastructures routières
Des recommandations ont été faites par cet acteur politique pour le financement des infrastructures routières, allant de la réhabilitation de routes et la lutte contre l’érosion à Kinshasa.
«Commencez par regrouper tout dans un fonds unique géré par la ville: mélangez l’argent du gouvernement (qui pourrait atteindre 500 millions de dollars en 2025), les prêts de la Banque Mondiale (plus d’un milliard déjà promis pour des projets comme Inga 3, y compris des routes) et les accords avec des pays comme la Chine ou la Turquie. Discutez pour rediriger une partie, disons 40%, vers ces petites routes en modifiant les contrats», a dit l’ancien ministre de l’Economie.
«Ensuite, choisissez les priorités en évaluant ce qui rapporte le plus : par exemple, une route reliant des zones populaires comme Kimbanseke à Bandalungwa pourrait tripler les bénéfices en temps gagné. Planifiez sur plusieurs années et utilisez des cartes numériques pour voir les besoins en direct», a-t-il poursuivi.
Pour que la ville puisse rentabiliser les taxes, redevances et assignés aux propriétés des contribuables, M. Diomi a fait savoir qu’il faut créer un registre en ligne sécurisé pour lister tous les biens et calculer les taxes automatiquement.
ACP/ODM

