Kinshasa, 17 juillet 2025 (ACP).– Le civisme fiscal a été rappelé jeudi, aux exploitants du secteur de transport en commun, après interdiction mercredi, à sept (7) sociétés de voitures de transport avec chauffeur (TVC) d’exercer leurs activités sur l’étendue de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«J’insiste sur l’importance cruciale pour les entreprises de transport de s’acquitter de leurs obligations fiscales. Le paiement des taxes est la pierre angulaire de la reconstruction et du développement du pays», a déclaré Henri Lisumbu, président national de l’association de chauffeurs du Congo(ACCO).
Il a, par la même occasion, dénoncé des inégalités persistantes dans le secteur des transports. «Les entreprises doivent apprendre à payer les taxes de l’État. C’est avec ces taxes que nous allons reconstruire le pays. Nous ne pouvons pas toujours évoluer dans l’inégalité», a-t-il martelé.
Le président de l’ACCO a par ailleurs rappelé que pour opérer légalement dans le secteur des transports, les acteurs doivent impérativement se conformer aux réglementations fiscales en vigueur.
Face à la réticence de certains à respecter ces exigences, il a appelé les autorités à appliquer rigoureusement la loi. «Vu que nous sommes dans un État de droit, il faut que les autorités puissent appliquer la loi sur tout celui qui va à l’encontre de la loi du pays», a-t-il recommandé.
« Dans le cadre d’une économie libérale où l’interdiction d’exercer n’est pas envisageable, nous rappelons que la condition sine qua non pour toute activité est le respect des exigences étatiques, notamment le paiement des taxes. Cette mesure, loin d’entraver les activités quotidiennes des Kinois, vise à encadrer le secteur », a-t-il poursuivi.
Le président de l’ACCO a également rappelé que le secteur des transports est, depuis trois décennies, principalement géré par des acteurs privés. Par conséquent, tout véhicule passant d’un usage privé à un usage public doit impérativement se conformer à la législation en vigueur.
« Celui qui veut faire passer son véhicule de l’usage privé à l’usage public doit se conformer à la loi. C’est comme ça que l’État aura un regard sur ce que tu es en train de faire », a-t-il expliqué, citant l’ACCO comme exemple de structure rendant régulièrement compte aux autorités de sa gestion du secteur.
Cette réaction de l’ACCO fait suite à un communiqué interdisant de Sept (7) sociétés des voitures de transport avec chauffeur (VTC) d’exercer leurs activités sur le territoire de la ville de Kinshasa. ACP/C.L.

