Kinshasa, 09 avril 2026 (ACP).- Le curage de la rivière Maluku, au quartier Nganda/Jamaïque, à Kintambo, une commune du centre de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a été réclamé par la population riveraine pour prévenir des inondations, a appris l’ACP jeudi de source administrative.
« Il faut donc démarrer cette opération de curage de la rivière Maluku pour réduire préventivement le taux des inondations, de manière à éviter des dégâts qui ont endeuillé certaines familles de notre quartier par le passé », a déclaré Patrick Isia, le chef du quartier Jamaïque/Nganda.
A l’en croire, une correspondance sollicitant cette opération a déjà été adressée au directeur général de l’Office des voiries et drainage (OVD). «Dans une correspondance adressée à la haute hiérarchie de l’OVD, nous lui avons demandé de bien vouloir procéder au curage de cette rivière de manière à épargner notre population des affres liées aux inondations », a-t-il ajouté.
« L’ensablement de la rivière Maluku a réduit considérablement le lit de celle-ci ; ce lit est complètement engorgé de bouteilles plastiques et autres immondices déversés par la population. Nous recourrons à cet établissement public parce qu’il avait curé gratuitement la rivière Maluku, il y a deux ans, à la grande satisfaction de tous les riverains », a-t-il poursuivi.
M. Isia a fait savoir que les crues de la même rivière au mois de mars ont provoqué « d’énormes dégâts ». Entre autres, des murs effondrés, des eaux se sont engouffrées dans des maisons de riverains obligeant quelques-uns à déguerpir pour aller habiter ailleurs. Au début du mois de février, quelques notables avaient sollicité et obtenu l’accompagnement du génie militaire doté des engins capables d’entreprendre ce genre de travaux.
Programmés pour une durée de quinze (15) jours ouvrables, ils consistaient au curage de la rivière Maluku ensablée, sur un linéaire de deux (2) km, en élargissant le lit de manière à atteindre une moyenne de 2,50 m de profondeur et cinq (5) mètres de largeur.
L’opération a tourné court et les travaux n’ont jamais été exécutés parce que le génie militaire exigeait cent nonante (190) litres de gasoil par jour, l’équivalent de dix (10) futs. Les notables avaient estimé que les contributions versées par des riverains ne permettaient pas de livrer cette quantité.
ACP/JF

