Kinshasa, 15 juillet 2025 (ACP).- Le maintien des filles enceintes à l’école n’est pas une récompense, mais un acte de justice sociale, a indiqué mardi à l’ACP le président du Conseil communal de Bumbu, dans le centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
«En définitive, le maintien des filles enceintes à l’école n’est pas une récompense, mais un acte de justice sociale. Ce choix courageux doit s’appuyer sur un cadre éthique, éducatif et préventif solide, afin qu’il porte les fruits escomptés: une jeunesse mieux éduquée, plus responsable, et une société plus équitable», a déclaré Gillon Bakuka, le président du Conseil communal de Bumbu.
Selon M. Bakuka, cette décision marque un tournant dans la reconnaissance du droit fondamental à l’éducation pour toutes, sans discrimination liée à la maternité précoce.
Il a fait savoir qu’elle est conforme aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo, notamment en matière de lutte contre les inégalités de genre, et reflète une volonté claire de ne pas sanctionner doublement la jeune fille, souvent déjà victime d’un système social inégalitaire.
«Maintenir ces filles à l’école, c’est leur offrir une seconde chance, un avenir et briser le cycle de pauvreté et d’exclusion», a-t-il martelé, précisant que cette politique doit être encadrée par des mesures d’accompagnement.
«Il est donc impératif que cette politique soit encadrée par des mesures d’accompagnement, telles que l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, le soutien psychologique, et la sensibilisation des familles et des communautés», a-t-il ajouté.
Cette réflexion est consécutive à la décision de la ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, conformément aux engagements nationaux et internationaux en faveur de l’éducation inclusive et de l’égalité du genre, de garantir à toutes les élèves filles, y compris celles enceintes, l’accès et le maintien dans le système éducatif. ACP/ODM

