Kinshasa : le renforcement des règles de commande publique préconisé pour une gestion efficace

Kinshasa, 18 mars 2026 (ACP).- Le renforcement des règles de la commande publique pour une gestion efficace a été préconisé, mercredi, lors de la deuxième journée des travaux de la première édition de l’atelier d’information sur les procédures de la commande publique de la capitale congolaise.

« Au regard de ce qui précède, il est indispensable de renforcer la mise en pratique des règles par les acteurs pour plus d’efficacité et de fiabilité de la commande publique, garantissant ainsi l’utilisation optimale des ressources allouées aux différents projets et permettant la sécurisation des investissements », a déclaré Naomie-Anaïs Mofu, directrice de la Direction provinciale de contrôle des marchés publics (DPCMP).

Elle a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre du deuxième pilier du programme d’actions du gouvernement provincial « Kinshasa Ezo Bonga », consacré à la gouvernance financière. Ce pilier vise notamment à renforcer le rôle central de la DPCMP dans l’encadrement de la commande publique et la redynamisation des Cellules de gestion des projets et des marchés publics (CGPMP). Selon elle, les présents termes de référence précisent les objectifs, les résultats attendus, le calendrier ainsi que les modalités pratiques d’organisation de cet atelier. Mme Mofu a rappelé que, depuis 2010, le système de la commande publique en République démocratique du Congo a connu d’importantes réformes, notamment avec la promulgation de la loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics. Cette loi a été complétée par des mesures d’exécution d’ordre procédural et organique, ayant permis la mise en place d’un cadre institutionnel structurant les processus de passation, d’exécution, de contrôle et de régulation des marchés publics à l’échelle nationale. « Au niveau provincial, particulièrement à Kinshasa, l’Édit n°002 du 19 octobre 2012, ainsi que les arrêtés portant création et organisation de la DPCMP, consacrent l’indépendance des organes provinciaux et communaux, tout en définissant les modalités de collaboration avec les structures centrales », a-t-elle ajouté, en indiquant que l’atelier s’est déroulé selon une approche participative et technique.

Les travaux, organisés en séance plénière, ont été ponctués de présentations suivies de discussions interactives. Les intervenants ont exposé des synthèses servant de base aux échanges, en recourant à la méthode expérientielle fondée sur l’andragogie, afin de valoriser les expériences professionnelles des participants. Enfin, une commission ad hoc chargée de l’organisation de l’atelier a été mise en place. Elle comprend la coordination, le secrétariat technique et des sous-commissions. La coordination assure le pilotage général de l’activité, tandis que le secrétariat technique, travaillant en temps réel, élabore les synthèses quotidiennes. À l’issue de l’atelier, les défis identifiés ainsi que les pistes de solutions seront consignés dans un rapport final présenté en plénière. Les sous-commissions, quant à elles, sont chargées des tâches spécifiques liées à l’organisation. ACP/UKB

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