Kinshasa : les jeunes exhortés à passer du rôle de spectateur à celui d’acteur

Kinshasa, 24 septembre 2026 (ACP).-Les jeunes de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été exhortés, jeudi, à passer du rôle de spectateur à celui d’acteur du changement lors d’une conférence organisée, à Gombe, dans le nord de la capitale congolaise.

« En nous réunissant dans cette belle salle de l’Hôtel de Ville, nous poursuivons l’objectif d’inciter les jeunes à participer activement à la vie citoyenne, de réfléchir aux moyens devant permettre aux jeunes de passer de l’observation à l’action, mais surtout d’apprécier le rôle de l’engagement et de la compétence. Car, la jeunesse est un moteur indispensable au progrès, mais il faut qu’elle soit outillée suffisamment afin qu’elle ne succombe pas à son impulsivité, à sa fougue et à son manque d’expérience. 

Donc les jeunes sont appelés à passer du rôle des spectateurs à celui d’acteurs du changement », a déclaré Josmie Yemba, présidente de l’ASBL Mwangaza Level Up, l’organisatrice de l’activité.

Pour l’organisatrice, cette conférence vise à croiser les regards pour dépasser les certitudes.

« À travers cette conférence, nous voulons croiser les regards, décider, réfléchir et lever le voile sur le clair-obscur de nos savoirs et certitudes, car, si cette conférence a une véritable utilité, c’est justement de ne pas nous permettre de repartir avec les mêmes idées », a-t-elle dit.

Elle a rappelé que cette conférence est organisée dans un contexte où la question de l’implication des jeunes revêt d’une importance capitale et une urgence nationale.

« Pour une population estimée à environ 113 millions d’habitants, la République démocratique du Congo est caractérisée par une jeunesse représentant près de 60% de son capital humain. C’est dans cette jeunesse, quoique majoritaire, qui a été souvent absente dans les grandes phases nationales où sont définies les grandes lignes de la vie politique, institutionnelle, économique et sociale de la nation. Et encore, même lorsqu’elle est présente, elle est faiblement représentée et n’a pas droit au chapitre. Devant ce statu quo, la jeunesse congolaise a aussi l’impression profonde d’un sentiment d’instrumentalisation », a-t-elle relevé.

Mme Yemba a, par ailleurs, évoqué le cadre légal qui garantit la participation des jeunes.

« Aujourd’hui, il faut le reconnaître, bien plus qu’hier, une évolution se dessine dans ce sens, mais elle demeure lente et insuffisante. Le jeune semble bien décidé à devenir un acteur majeur de changement. La preuve, notre présence en ce jour à cette conférence », a-t-elle conclu.

Acp/Bibo/Tshia.

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