Kinshasa : l’implication des jeunes dans l’amélioration de la gouvernance locale, objet d’une sensibilisation

 

Kinshasa, 25 octobre 2026 (ACP).- L’implication des jeunes dans l’amélioration de la gouvernance locale a fait l’objet d’une sensibilisation menée, dimanche, dans la commune de Kimbanseke, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par trois organisations de la société civile congolaise.

« Aujourd’hui, il a été question de sensibiliser les jeunes sur leur implication dans l’amélioration de la gouvernance de leurs entités territoriales décentralisées (ETD) et principalement de leurs communes. Nous avons d’abord évalué ce que nous avons déjà fait avec les jeunes, notamment la mise en œuvre des cahiers de charge qui avaient été élaborés au niveau des trois communes avant les élections de 2023 », a déclaré Roland Mumbala, secrétaire général de l’Aeta.

Cette sensibilisation a été menée par la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), en collaboration avec Agir pour des élections transparentes et apaisées (Aeta) et l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho).

« Il ne s’est pas agi seulement des jeunes de la commune de Kimbanseke. Il s’est agi des jeunes de la ville de Kinshasa en général, mais plus particulièrement ceux des communes de Nsele, de Maluku et de Kimbanseke », a-t-il précisé.

Selon lui, cette activité a été organisée dans le cadre de la synergie qui existe entre les trois organisations de la société civile partenaires de CNCD 11.11.11 en RDC, basées à Kinshasa, dans le cadre d’un programme commun sur la gouvernance démocratique, les droits humains et les ressources naturelles.

Il a fait savoir qu’au niveau de ces trois communes, il y a toujours des difficultés, d’abord au niveau de la collaboration entre les élus locaux et les bourgmestres qui sont nommés. Cette situation a toujours été à la base des certaines disfonctionnement. « C’est ce qui fait que les projets ou les budgets des communes ne sont pas correctement élaborés, (….) et exécutés. Le contrôle pose un sérieux problème. L’insécurité, l’insalubrité persistent, bref, le bien-être social n’est pas au rendez-vous », a-t-il précisé.

Les jeunes de Kinshasa debouts pour une meilleure gouvernance

Apres ce moment d’interaction et d’échange de qualité, les jeunes Kinois ont pris des engagements fermes pour que la politique de la bonne gouvernance soit respectée.

  «  Les jeunes ont pris des engagements, notamment : continuer à militer pour que les élections locales soient organisées, notamment l’élection des bourgmestres, afin que la cohabitation soit parfaite entre les élus locaux et les bourgmestres élus ; que les élus locaux exercent la redevabilité, qu’ils reviennent vers leur base pour dire ce qu’ils ont fait et les difficultés rencontrées ; mettre en place des cadres de concertation et de dialogue entre les gouvernants locaux et les organisations de jeunes ; et enfin demander   aux élus locaux de continuerà faire leur travail de contrôle de l’exécutif communal »,  a renchéri le 

secrétaire général de la plate-forme Agir pour des élections transparentes et apaisées (Aeta)

Pour sa part, Jonas Tshombela, de la Nouvelle société civile congolaise, a relevé que la jeunesse semble parfois ne pas savoir ce qu’il faut faire. Les organisations de la société civile qui ont pris part à cette rencontre se sont décidées d’y réfléchir profondement.

« Nous envisageons de la rencontrer à nouveau dans un avenir proche afin de l’inscrire dans une dynamique de veille citoyenne et de collaboration avec les autorités locales. L’objectif est de permettre à ces dernières d’assumer pleinement leurs responsabilités dans la gestion des institutions locales », a-t-il dit.

« Nous pensons également que si la jeunesse s’implique davantage dans le contrôle citoyen, veille sur la gestion des affaires publiques, la transparence et le fonctionnement des institutions locales, il sera possible de redresser la situation. 

En effet, la jeunesse dispose d’une énergie et d’un potentiel considérables, bien au-delà de ce que l’on peut parfois imaginer », a poursuivi M.Tshombela.

Il a, cependant, précisé qu’au cœur de cette « rencontre de sensibilisation des jeunes sur la gouvernance locale », les échanges ont porté sur les responsabilités et les rôles que les jeunes doivent jouer dans la promotion de la bonne gouvernance au niveau local.

« Nous avons donc appelé la plus haute autorité du pays à organiser les élections locales afin que les bourgmestres, les maires des villes ainsi que leurs adjoints soient également issus du processus électoral. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas, ce qui fragilise la cohabitation entre les différentes institutions locales », a-t-il conclu 

ACP/ LB/TrI/ AM

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