Kinshasa : plus de 8 500 déguerpis de Pakajuma relocalisés vers un site à Kinkole

Kinshasa, 21 février 2026 (ACP).- Plus de 8 500 déguerpis de Pakadjuma, un bidonville de Limete, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été relocalisés vers un site à Kinkole, à N’sele, une municipalité de l’est de la capitale congolaise, a-t-on appris samedi de source policière.

« À ce jour, plus de 8 500 personnes ont été évacuées du site de Pakadjuma. Elles sont actuellement regroupées dans un site de transit à Kinkole, en attendant leur installation définitive sur des parcelles que l’État congolais met gratuitement à leur disposition », a déclaré le commissaire supérieur adjoint Michel Atiakumu, commandant chargé de la Police d’assainissement et salubrité publique.

« Toutefois, à Pakadjuma, il reste encore des récalcitrants et des récidivistes, notamment certains vendeurs qui poursuivent leurs activités sur place malgré l’opération en cours. En revanche, parmi les personnes transférées à Kinkole, aucun retour vers Pakadjuma n’a été sign alé », a indiqué le commissaire supérieur adjoint Atiakumu.

Pour ceux qui refusent, a-t-il fait savoir, une opération de ratissage est envisagée, car il est indispensable que le site de Pakadjuma soit totalement libéré. « La volonté de l’État congolais est claire, cet espace doit rester libre. Il ne s’agit nullement d’imposer une dictature. Les personnes concernées ne sont pas obligées d’accepter les sites proposés, c’est un choix. Cependant, la libération du site demeure une nécessité », a-t-il indiqué avant d’affirmer que certains récalcitrants affirment d’ailleurs être déjà à la recherche d’un autre endroit où s’installer.

L’évacuation a été menée avec l’accompagnement des experts des droits de l’homme de la MONUSCO, en collaboration avec la Police d’assainissement de la ville de Kinshasa. « L’opération n’est pas encore terminée. Nous poursuivons les interventions, car une grande partie des occupants demeure sur place, parmi lesquels de nombreuses personnes qui ne comprennent pas encore les enjeux et les mesures prises », a-t-il conclu.

ACP/UKB

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