Kinshasa, 16 octobre 2026 (ACP).- La proposition d’édit portant organisation des funérailles, exploitation des morgues et des cimetières dans la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été présentée vendredi par un député provincial, lors d’une plénière tenue à l’Assemblée provinciale de la capitale congolaise.
«Je me fais le devoir de vous présenter l’économie de ma proposition d’édit portant organisation des funérailles, exploitation des morgues et des cimetières dans la ville de Kinshasa. La présente proposition d’édit s’inscrit dans la nécessité de doter la ville de Kinshasa d’un arsenal juridique moderne, cohérent et adapté à la réalité actuelle en matière de création, d’aménagement, d’organisation des funérailles et de la conservation dans les morgues, de l’exploitation, du transfert et de l’inhumation des dépouilles mortelles dans nos différents cimetières», a déclaré Steve Mulumba, député provincial élu de la circonscription électorale de Lemba.
Selon lui, l’organisation de ce secteur constitue une question d’intérêt public qui touche à la fois à la dignité humaine, à la santé publique, à l’hygiène, à l’assainissement, à la protection de l’environnement, à l’urbanisme et à la bonne gouvernance des services publics locaux.
«Cette proposition d’édit vise notamment à protéger la santé publique et à prévenir la propagation des épidémies, à garantir la dignité humaine et le respect des valeurs culturelles, religieuses et coutumières lors des cérémonies funéraires, à prévenir les dérives liées aux veillées mortuaires et aux cérémonies prolongées dans les parcelles d’habitation ou dans les lieux publics, ainsi qu’à organiser de manière cohérente l’usage des morgues, des funérariums, des cimetières et des crématoriums», a précisé M. Mulumba.
L’auteur de l’édit a relevé que le cadre normatif actuel applicable aux cimetières et aux inhumations repose encore largement sur des textes anciens et lacunaires, notamment l’ordonnance du 4 septembre 1909 sur la police des cimetières et l’ordonnance du 15 mars 1950 portant régime de déclaration de décès, permis d’inhumer et certificat de sépulture, au regard de l’évolution démographique et urbaine de Kinshasa et de la saturation de certains cimetières.
«Le projet trouve son fondement aux articles (…) de la Constitution, qui attribuent aux provinces la compétence en matière de santé, de police administrative et de gestion des cimetières», a-t-il poursuivi.
M. Mulumba a fait savoir que le projet s’articule autour de dix chapitres, notamment : les dispositions générales ; la création et les mesures applicables aux morts ; les dispositions applicables aux funérailles et aux espaces funéraires ; la création et l’aménagement des cimetières ; l’exploitation et la gestion des cimetières ; l’inhumation ; la salubrité, la sécurité et la protection dans les cimetières et les funérariums ; la police des cimetières ; les dispositions pénales ; et les dispositions finales.
«La présente initiative répond à la nécessité de mettre en place un cadre adapté aux réalités modernes de la ville et de mettre fin aux pratiques qui favorisent le non-respect des règles de santé publique, d’hygiène et de protection de l’environnement lors de la conservation, de la mise en bière, du transfert et de l’exposition des corps, ainsi qu’aux inhumations anarchiques, à la mauvaise tenue des registres et à l’occupation irrégulière des espaces funéraires», a-t-il conclu, en sollicitant la recevabilité de sa proposition. ACP/Bib/Eb/Nd/RS

