Kinshasa, 19 octobre 2026 (ACP).- La mise en œuvre d’un partenariat de coopération scientifique et académique sur la sécurité alimentaire a été envisagée lundi par l’Université de Kinshasa (Unikin), et celle de Séville, en Espagne, lors d’une rencontre tenue dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous sommes deux professeures, la professeure Maria Esther Martin qui est de la faculté de biologie, et moi, professeur Lisbet Paylacho de la faculté de tourisme et finances. Nous sommes venus aujourd’hui pour développer un projet de coopération dans le cadre de l’alimentation, la sécurité alimentaire », a déclaré Lisbet Paylacho, professeur de finances et tourisme à l’Université de Séville, en Espagne.
« Aussi, nous avons un projet pour dessiner ce qui sera le master en sécurité alimentaire. C’est notre objectif de venir ici, d’établir des relations avec l’Université de Kinshasa pour l’avenir. Ce n’est pas seulement des projets, nous pensons aussi à l’avenir de faire d’autres projets », a-t-elle ajouté.
Les professeures de l’Université de Séville ont salué ces échanges avec le recteur et quelques autorités décanales, qui devraient aboutir à la mise en œuvre d’un premier master interdisciplinaire en sécurité alimentaire intégrant notamment les domaines de l’agronomie, de la biologie, de l’économie, des finances, du droit et de l’informatique.
« Nous estimons que la sécurité alimentaire est un problème auquel nous devons réfléchir en mobilisant différents domaines. Contrairement à ce que l’on pense souvent, ce problème n’est pas uniquement lié à l’agriculture, mais concerne également d’autres domaines. Nous devons donc réfléchir ensemble, étudier la question et voir comment nous pouvons résoudre ce problème », a fait savoir la professeure Lisbet, précisant que ce projet sera financé par l’Université de Séville, à travers son bureau de coopération, tandis que le master bénéficiera du soutien de l’Union européenne.
Cette initiative entend promouvoir une approche globale des défis alimentaires, en associant différentes disciplines scientifiques afin de proposer des solutions adaptées.
Selon la délégation espagnole, les activités liées au projet de master devraient démarrer le 1er novembre 2026, tandis que le projet de coopération scientifique, déjà engagé, devrait s’étendre sur environ dix-huit mois.
Au-delà de ces initiatives, les deux institutions envisagent de renforcer durablement leurs relations à travers d’autres projets conjoints de formation et de recherche. ACP/Ng./RS

