Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour le retour du cours d’hygiène dans les écoles de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été mené mercredi, auprès des responsables du ministère provincial de l’Éducation pour permettre aux élèves de maintenir un environnement sain, a-t-on appris de source administrative.
« Nous plaidons pour le retour du cours d’hygiène dans les écoles, comme c’était le cas autrefois. Il est important que les élèves apprennent dès leur jeune âge les principes de l’hygiène. Cette éducation doit commencer au sein de la famille, se poursuivre à l’école, à l’université et s’appliquer également dans les milieux professionnels. Ainsi, chacun contribuera à maintenir un environnement propre et sain », a déclaré Séverin Lumbu, bourgmestre de la commune de Mont-Ngafula.
Il a insisté sur le rôle primordial de la famille dans l’éducation à la salubrité. « La famille joue un rôle fondamental, car elle constitue la cellule de base de la société. Si les familles sont fortes et bien éduquées à l’hygiène, les avenues, les quartiers, les communes, la ville et même le pays en bénéficieront », a-t-il ajouté.
Le bourgmestre a, par ailleurs, remercié le gouverneur de la ville de Kinshasa pour la dotation d’un camion-benne de 40 tonnes destiné à l’évacuation des déchets dans la commune.
« Cet engin nous aide à évacuer les immondices, même si nous faisons face à plusieurs difficultés, notamment l’absence d’un tractopelle que nous sommes souvent contraints de louer », a-t-il indiqué.
Selon lui, la principale contrainte demeure l’étendue de la commune de Mont-Ngafula, qui couvre une superficie de 358,9 km² et partage ses limites avec sept communes de Kinshasa, le territoire de Kasangulu ainsi que la République du Congo.
« L’assainissement d’une commune aussi vaste nécessite d’importants moyens financiers que nous ne recevons pas toujours. Il faut plusieurs millions de dollars par an pour assurer efficacement cette mission. Avec les moyens limités dont nous disposons, nous nous efforçons d’assainir progressivement notre commune », a-t-il expliqué.
L’autorité communale a également plaidé pour l’application stricte des édits provinciaux relatifs à l’assainissement et à la salubrité publique.
« Nous demandons aux chefs de quartiers et aux commandants des CIAT de veiller au respect des édits n°003 et n°005 relatifs à l’assainissement et à la salubrité publique », a conclu M. Lumbu. ACP/Bibomba/Matumona

