Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).- Un sous-commissariat de la Police nationale congolaise (PNC), au quartier Socopao, dans
le bidonville de Pakadjuma, à Limete, une commune du centre de Kin s hasa, en République démocratique du Congo, a été victime, mardi, d’actes de vandalisme prémédités par des récalcitrants à l’opération de délocalisation, a-t-on appris de source policière.
«Les récalcitrants de Pakadjuma qui demeurent encore sur le lieu malgré l’opération de leur délocalisation qui se poursuit ne
cessent d’émettre des menaces envers notre poste de police. Ils prévoyaient de poser des actes de vandalisme et de brûler
les cinq machines encore présentes utilisées dans les opérations de destruction de leurs hangars. Nous étions avisés
depuis tout ce temps et ce mardi ils sont passés à l’action», a déclaré le sous-commissaire principal Chico Ngoy, commandant
de la police.
«Nous les avons entendus se mobiliser pour réveiller ceux qui dormaient encore, vers 3h30′. Ils ont utilisé des sifflets et
frapper sur les couvercles des marmites et des assiettes pour faire beaucoup de bruit et réveiller le maximum de personnes.
Une fois cet objectif atteint, ils ont commencé les manifestations aux environs de 4 heures 30′», a-t-il ajouté.
Selon le sous-commissaire de la Police nationale congolaise, les manifestants ont brûlé des pneus avec de l’essence et
barricadé la route, ils étaient déterminés à commettre des actes encore plus violents mais les forces de police sur place
ont réussi à disperser la troupe et à rétablir l’ordre avec l’appui de l’équipe venue du commissariat de Limete.
«La situation a été maîtrisée aux alentours de 8 heures du matin, mais les menaces demeurent. Nous sollicitons de notre
hiérarchie davantage de soutien, notamment un renforcement en armement et en appui logistique», a-t-il précisé.
Le commissaire Chico Ngoy a, par ailleur, renseigné que dans la journée, l’équipe du sous-commissariat de Limete Socopao a
reçu en renfort l’unité de la GMI Alpha ainsi que la Police «For Ever», qui ont assuré le maintien de la sécurité pendant toute
la journée.
«L’Onatra et le gouvernement provincial sont déterminés à déloger la population habitant dans ce bidonville. Ces derniers
sont contraints de quitter le lieu malgré leurs réticences. Nous n’avons pas le droit de poursuivre les opérations puisque cette
mission n’est pas la nôtre. Nous, la police, sommes uniquement dans notre mission de sécuriser la population et ses biens. En
parlant de cette population, il s’agit également des autorités civiles qui descendent pour les opérations en ce lieu, tandis que
les opérations de démolition sont menées uniquement par l’équipe du gouvernement provincial», a-t-il souligné.
Le 26 février dernier, le ministre provincial de la Santé et Actions humanitaires avait annoncé qu’un site situé à Maluku,
était en train d’être aménagé pour accueillir plus de 20.000 ménages déplacés de Pakadjuma, les travaux déjà très avancés
permettront à terme de les logés dans des bonnes conditions. ACP/ODM

