Kinshasa, 13 juin 2026 (ACP).- Une décision portant mesure d’applicabilité de l’interdiction de conduite des véhicules par les mineurs a été proposée au chef de bureau de la maison communale de Masina, dans l’Est de Kinshasa, (en République démocratique du Congo), pour prévenir les risques d’accident de circulation, a-t-on appris samedi de source administrative.
« Cette proposition de décision portant mesure d’applicabilité de l’interdiction de conduite des véhicules et autres engins de transport par les mineurs et toute personne manifestement inapte à la conduite sur la voie publique, je la remets à titre symbolique au chef du bureau ici présent, représentant du bourgmestre de notre municipalité pour sa conformité à d’autres lois de la République et pour sa mise en application », a déclaré Philémon Lupuki, président du conseil communal de Masina.
« Nous soumettons aujourd’hui cette décision à titre symbolique parce que , sa remise doit se faire conformément selon la loi , dans son article 131 de notre règlement intérieur qui stipule : Dans le trois (3) jours de son adoption , la décision est transmise pour sa promulgation au bourgmestre par le président du conseil communal par une lettre de transmission officiel », s’est-il justifié.
Par ailleurs, l’exposé de motif justifiant cette décision après une étude minutieuse, selon Blaise Dingu, rapporteur de la commission aménagement du territoire , environnement et développement durable qu il est observé , dans plusieurs quartiers de la Commune de Masina , des mineurs conduisent ou manœuvrent des véhicules automobiles , motocyclettes , engins affectés au transport en commun ainsi que d’autres moyens de déplacement sur les voies publiques, souvent sans formation adéquate , sans qualification requise et sans maturité nécessaire pour faire face aux exigences de la circulation routière
il est également constaté que certaines personnes prennent le volant ou le guidon d’engins de transport, alors qu’elles se trouvent à l’état d’ivresse manifeste ou encore sous l’influence de substances susceptibles d’altérer leurs capacités de jugement , de vigilance et de réaction.
« Ces pratiques sans vigilance et exigence exposent non seulement les mineurs eux – mêmes à des risques élevés d’accidents, mais, mettent également en péril la sécurité des piétons, des passagers et des autres usagers de la route et constituent des facteurs importants d’accidents de circulation, présentant aussi une menace sérieuse pour la sécurité publique », a conclu Blaise Dingu , rapporteur de la commission , aménagement du territoire, environnement et développement durable. ACP /AD

