Kinshasa : une route menacée par la progression d’une tête d’érosion à Mont-Ngafula

Kinshasa, 15 janvier 2026 (ACP).- La route Darby, située au quartier Mitendi, à Mont-Ngafula, une commune de l’Ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), est menacée d’être coupée en deux à cause de la progression d’une tête d’érosion provoquée par la pluie qui s’est abattue jeudi, a-t-on appris de source locale.   

« La route qu’on appelle Darby qui mène vers la rocade avant la cité Millénium est menacée d’être coupée en deux à cause de la progression d’une tête d’érosion ici à Mitendi. Si cette route se coupe, il y aura plus moyen que les gens prennent la rocade, soit il faudrait faire un détour et cela sera compliqué pour les engins qui travaillent sur ce site », a déclaré Aaron Mabiala, un des notables du quartier Mitendi.

Selon lui, cette érosion connue sous le nom de « Armée du salut » devrait déjà être maîtrisée depuis longtemps. Il a attribué sa progression à une « négligence » parce que les autorités et les habitants de ce coin ont déjà été avertis.« Cette progression de la tête d’érosion a encore causée des dégâts matériels, certaines familles ont perdu leurs maisons et sont obligés de vider les lieux », a-t-il fait savoir.  

Par ailleurs, une vingtaine de maisons se sont retrouvées sous les eaux aux quartiers Bisengo et Makelele, à Bandalungwa, une commune du centre de Kinshasa, après la pluie, a indiqué une source administrative.«  Une vingtaine de maisons se sont retrouvés sous les eaux dans notre quartier  Bisengo après la pluie qui s’est abattue ce matin, déversant les eaux des rivières Makele et Maluku sur certaines avenues qui sont devenues impraticables », a déclaré Etienne Bosongo, chef de rue Madimba.

Il a fait savoir que cette catastrophe est la conséquence du manque de curage  régulier de ces deux cours d’eaux depuis le retour  de la saison de pluie au mois de septembre 2025. « Nous sollicitons l’implication du gouvernement provincial de Kinshasa afin d’éviter les risques accru des inondations avant qu’il n’y ait mort d’homme avec toutes les conséquences qui s’en suivent », a-t-il ajouté.

Contacté par l’ACP, Isidore Ndambu, un riverain de Maluku , a déploré le manque de prévention des autorités : « nous sommes abandonnés à notre triste sort, même nos élus ne plaident pas pour qu’on nous envoie des engins pour le curage de ces cours d’eau. Même les maisons qui se retrouvent à une cinquantaine de mètres sont inondés », a-t-il dit.

A Kintambo, dans le centre de Kinshasa, l’avenue Komoriko allant du stade Vélodrome au boulevard du 30 juin, a été impraticable. Même constat établi sur avenue Mushi, à Lingwala et Wangata à Gombe, dans le nord de Kinshasa où le passage des véhicules était impossible.

« Une simple pluie, petite ou non, et tout s’effondre, il n y a plus de voies praticables, la circulation paralysée, des quartiers sous l’eau(…) les transports sont chaotiques, les chauffeurs imposent leurs prix, c’est profondément déplorable », a déclaré Mme Hadassa Nzuzi masele trouvé à l’arrêt de transport à vélodrome « Nous ne savons pas comment nous rendre au boulot parce qu’il faut d’abord évacuer l’eau dans nos maisons et dans la parcelle. Nous vivons tout ceci à cause de caniveaux qui ne peuvent pas couler car c’est plein des déchets(…) l’autorité municipale doit sanctionner si nécessaire », a dit M. Patrick Ntumba, un habitant de l’avenue Mushi. ACP/C.L.

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