La Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa présentée aux entrepreneurs congolais

Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- La Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa (DGIPK), une nouvelle régie créée après la réforme de l’ancienne administration fiscale urbaine, a été présentée aux entrepreneurs de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une matinée fiscale organisée jeudi dans la capitale congolaise.

« Il nous a été demandé de présenter la Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa et d’apporter des éclaircissements sur les matières suivantes : la répartition des compétences en matière de gestion et de contrôle des contribuables, particulièrement les personnes morales ;

la procédure de déclaration et de paiement des impôts en ligne en ce qui concerne ceux encadrés par la DGIPK », a déclaré Linda Yema, directrice générale de la DGIPK.

Parlant du cadre légal et réglementaire sur lequel se fondent les missions attribuées à cette régie financière, Mme Yema a laissé entendre que les réponses à ces préoccupations se trouvent dans les dispositions pertinentes des textes légaux et réglementaires. 

Notamment l’arrêté du 16 juin portant création, organisation et fonctionnement de la DGIPK, ainsi que l’arrêté du ministre provincial des Finances du 7 septembre en rapport avec dispositions transitoires relatives à l’assiette, au contrôle et au recouvrement.

Elle a également fait allusion à la note circulaire du ministre provincial des Finances portant dispositions transitoires relatives à l’organisation, à l’affectation provisoire du personnel et à la gestion du patrimoine de la Direction générale des taxes et redevance de Kinshasa (DGTK) et de la DGIPK.

Missions et attributions de la DGIPK

D’après Mme Yema, la DGIPK est un service public provincial doté d’autonomie administrative, financière. « Elle est placée sous l’autorité du ministre provincial ayant les Finances en ses attributions, en l’occurrence Monsieur Magloire Kabemba Okanga ici présent », a-t-elle précisé.

Cette régie, a-t-elle poursuivi, exerce dans le cadre des lois et règlements en vigueur, « de manière exclusive » toutes les missions et prérogatives en matière de collecte des impôts dus à la ville. Il s’agit donc de l’impôt foncier, celui sur le revenu locatif et la vignette automobile.

La DGIPK, a-t-elle martelé, assure l’interface de la ville auprès des partenaires techniques et financiers en matière de mobilisation de recettes fiscales et de la ville.

Cette régie financière est aussi chargée de l’établissement de l’assiette fiscale, du contrôle fiscal, du recouvrement des créances fiscales, du contentieux, de l’élaboration et de l’analyse statistique des recettes.

La Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) étant dissoute, une phase transitoire a été observée. Son objectif est et d’accompagner les nouvelles régies en vue d’entrer totalement en possession de toutes les prérogatives dévolues par les textes légaux.

Deux régies financières urbaines distinctes avec un objectif commun

Présent à cette matinée fiscale organisée au siège de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le ministre provincial des Finances a rappelé à l’assistance que la réforme de l’ancienne administration fiscale de Kinshasa a donné naissance à deux régies.

D’après lui, elles poursuivent un objectif commun, celui de mobilisation des recettes commerciales mais exercent des missions distinctes et complémentaires.

« La DGIPK est principalement chargée de la gestion des impôts provinciaux, notamment l’établissement, l’assiette fiscale, le contrôle, le recouvrement des créances fiscales et le traitement du contentieux fiscal. La DGTK (Direction générale des taxes et redevances de Kinshasa), quant à elle, assure les missions relatives à l’ordonnancement et au recouvrement des droits, taxes et redevances relevant de la compétence de la ville de Kinshasa, ainsi que le traitement du contentieux y relatif », a précisé M. Kabemba.

Cette distinction, a-t-il poursuivi, « est fondamentale pour permettre à chaque opérateur économique d’identifier l’institution compétente, de connaître ses obligations et de s’adresser au service approprié », estimant qu’il est important que les entreprises disposent d’informations fiables sur les procédures applicables, les modalités de paiement autorisées et les moyens de vérifier la qualité des agents qui interviennent auprès d’elles.

Interface de la ville auprès des partenaires techniques et financiers

Prenant la parole à son tour, Venant-Placide Wasongolwa, directeur général de la direction générale des taxes, droits et redevances de Kinshasa (DGDK) a fait savoir que cette régie urbaine a pour mission d’assurer l’interface de la ville auprès des partenaires techniques et financiers en matière de mobilisation des droits, taxes et redevances.

Il a rappelé que la réforme de l’administration fiscale initiée par l’autorité urbaine vise à mettre fin au modèle fiscal unifié intérieur pour consacrer une spécialisation à des services, gage d’efficacité, de transparence et de modernisation.

« C’est cette volonté qui a donné naissance à deux nouvelles régies financières provinciales distinctes, la DGIPK, Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa, et la DGDK, Direction générale des droits de taxe et de défense de Kinshasa », a-t-il dit.

La DGDK est chargée de contrôler la conformité et la régularité des opérations de constatation et de liquidation, d’ordonnancer et recouvrir les droits, taxes et redevances liés à la ville,

de centraliser et analyser les statistiques des recettes ordonnancées et recouvrées, d’engager des poursuites et recouvrements forcés.

ACP/Wa

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