Kinshasa, 24 septembre 2026 (ACP). – La jeunesse congolaise a été appelée, jeudi, à la conscience et à la responsabilité de ses actes pour occuper une place centrale dans la société, lors d’une conférence organisée à l’hôtel de Ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
« Chers jeunes, nous allons aujourd’hui non seulement, vous donner le goût d’envisager l’avenir, mais aussi interpeller votre conscience sur votre propre vie. Parce qu’on ne peut pas occuper une place centrale dans la société si nous-mêmes nous ne sommes pas conscients et responsables de nos propres actes. Il y a une difficulté sur la prise de conscience. La plupart des jeunes ne sont pas conscients de ce qu’ils font réellement », a déclaré David Luyeye, président de l’Intersyndicale de l’administration publique urbaine de Kinshasa.
Intervenant sur le sous-thème : « Jeunesse et société : quelle place pour les jeunes dans la société ? », il a indiqué que la jeunesse est devenue aujourd’hui un sujet galvaudé.
« Et nous, en tant que jeunes aujourd’hui, nous avons un grand parcours, un grand travail à accomplir pour donner de l’espoir à l’avenir. Tout doit se circonscrire autour de la jeunesse et de la société. Il n’y a pas de doute que la jeunesse occupe une place centrale en tant que moteur de développement », a-t-il ajouté.
Mr Luyeye a relevé qu’il y a une transformation de la société qui est en train d’être portée par les jeunes, qui ont tous du potentiel et l’esprit de transformation constructive.
« L’expérience démontre que le désir d’apporter des changements positifs et la capacité de rendre des services significatifs au bien commun, ce sont des caractéristiques de la jeunesse, indépendamment du milieu ou de la situation personnelle », a-t-il soutenu.
Selon lui, la jeunesse est le cœur de toute nation. Elle doit pour se faire, elle doit se développé afin de devenir émergente. Ainsi, les jeunes doivent être formés et instruits, car la jeunesse est l’avenir de demain.
L’orateur a, cependant, déploré certains obstacles qui empêchent les jeunes d’avoir une place idéale au sein de la société, tout en s’interrogeant sur l’auteur de cette réalité.
« La majorité des jeunes sont aujourd’hui marginalisés, faute d’encadrement. Car une personne qui n’est pas bien formée, qui n’est pas bien encadrée, constitue un danger pour elle-même et pour ceux qui l’entourent. Les défis majeurs aujourd’hui, quand il n’y a pas une formation adéquate pour les jeunes qui doivent demain remplacer ceux qui les ont précédés, favorisent la précarité et le chômage. Quand on n’est pas formé, les capacités que nous avons ne sont pas développées. Le jeune devient lui-même complexé de sa propre personnalité », a-t-il dit.
Organisée par l’ASBL Mwangaza Level Up, sous le haut patronage du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba et l’Intersyndicale de l’Administration publique, cette conférence a été placée sous le thème : « Jeunesse et Res publica : acteurs du changement ou simples spectateurs ? »
ACP/Bib./Tshia.

