Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- La mise à jour de deux (2) principaux outils de planification et d’urbanisation de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo a été envisagée, mercredi, lors d’un atelier axé sur le bilan et perspectives de la planification urbaine de la capitale congolaise.
« La raison d’être de cet atelier, c’est la mise à jour des deux principaux outils de planification et d’urbanisation de la ville de Kinshasa. Le premier outil, c’est le Schéma d’orientation stratégique de l’agglomération kinoise (Sosak). Il définit les moyens techniques et stratégiques nécessaires pour guider les décideurs dans l’aménagement de la ville. Le second, c’est le Plan directeur de transport urbain de Kinshasa (Pdtk) », a déclaré Tom Kisenda, coordonnateur de la Cellule de développement urbain de Kinshasa (Cduk).
« Ces deux instruments permettront à la ville de se projeter vers 2030 et 2040. Nous voulons que Kinshasa s’aligne sur les grandes métropoles, aussi bien africaines qu’européennes », a-t-il indiqué.
« Aujourd’hui, même si nous organisons des ateliers, s’il n’y a pas de bonnes pratiques au niveau de la population, cela ne portera pas ses fruits. Nous voulons que la population puisse s’approprier toutes les actions en cours. Nous voulons des changements concrets dans les comportements », a souhaité M. Kisenda.
« Nous travaillons avec les partenaires qui nous soutiennent dans le domaine de la gestion des déchets. Nous travaillons ensemble pour identifier les sites de collecte et de traitement adaptés, car Kinshasa produit des tonnes de déchets par jour. Cela nécessite non seulement des moyens, mais surtout des stratégies efficaces et, notamment pour le volet de la mobilité urbaine. Ces partenaires croient à la vision du gouverneur Daniel Bumba et à son mot d’ordre Kinshasa +ezo bonga+, qui est une devise d’espoir et de transformation », a-t-il souligné.
M. Kisenda a fait savoir que la ville de Kinshasa est confrontée à des enjeux de développement très importants, que la population ne perçoit pas toujours. Ces enjeux concernent principalement l’urbanisation et l’écologie, notamment les problèmes climatiques qui provoquent des érosions et d’autres conséquences graves. « Face à cette situation, il est impératif de passer rapidement à l’action car la ville est en train de s’étirer de façon incontrôlée. Aujourd’hui, Kinshasa est un véritable océan humain, avec plus de 17 millions d’habitants, ce qui n’était pas le cas il y a 60 ans, au moment de l’indépendance », a-t-il dit.
Selon lui, la Cellule de développement urbain de Kinshasa (Cduk), qui est un bras opérationnel du gouvernement provincial, accompagne la vision du gouverneur Daniel Bumba Lubaki, celle de moderniser et urbaniser la ville à travers des plans bien définis.
« Nous avons l’avantage de collaborer avec des partenaires qui croient en cette vision. À ces partenaires, nous disons simplement, passons vite à l’action. Le Chef de l’État l’a également souligné dans son dernier discours à la Nation, les problèmes de Kinshasa ont aujourd’hui une portée nationale. Ce ne sont plus seulement des préoccupations provinciales, mais une mobilisation à l’échelle nationale pour la ville de Kinshasa. Qui est une ville-province stratégique, confrontée à de multiples défis. Lorsque le Chef de l’État parle d’assainissement, de tolérance zéro, cela rejoint les mêmes préoccupations du gouverneur Daniel Bumba. Nous voulons que la population s’imprègne de cette vision, car la mise en œuvre des outils d’urbanisation passe nécessairement par leur adoption et leur appropriation par les Kinois », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

