Kinshasa, 06 décembre 2025 (ACP).- Le programme d’assainissement « Salongo obligatoire », décrété par le gouverneur de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été exécuté, samedi, dans douze (12) communes de la capitale congolaise, sous la supervision des autorités municipales, a constaté l’ACP.
« Aujourd’hui, nous étions dans les rues pour répondre à l’appel du gouverneur, qui a mobilisé toute la ville de Kinshasa pour le Salongo. C’était un Salongo spécial, décrété sur toute l’étendue de la capitale. À Matete, nous avons l’habitude de faire le Salongo chaque samedi. Mais aujourd’hui, nous avons redoublé d’efforts. Nous avons nettoyé les ronds-points, curé les caniveaux, balayé le marché, malgré les moyens limités », a déclaré Jules Mukumbi, bourgmestre de la commune de Matete, dans le centre de la ville.
Même son de cloche à Mont-Ngafula, dans l’ouest de Kinshasa, dont le bourgmestre, Séverin Lumbu, a réuni ses collaborateurs pour exécuter la décision du gouverneur. « Nous avions reçu l’ordre du gouverneur d’initier un salongo le samedi dans nos communes respectives ; à notre tour, nous nous sommes réunis avec les chefs de nos quartiers pour qu’à leur tour qu’ils fassent de même avec les chefs de localités. Nous sommes satisfaits que cela ait été fait comme prévu par le premier citoyen de la ville », a-t-il dit.
De son côté, Mme Lisette Katako, directrice générale adjointe du Fonds nationale d’assainissement de Kinshasa (Fonak), en collaboration avec la municipalité de Lingwala, était également sur le terrain pour superviser l’exécution de ces travaux d’assainissement. « Le Fonak par sa présence dans la commune de Bandalungwa répond à l’appel du gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba pour la relance de Salongo chaque samedi en vie de rendre la ville de Kinshasa plus assainie, plus belle », a-t-elle signifié.
Évacuation des véhicules abandonnés et garages pirates

Des garages pirates érigés sur les grandes artères de la commune de Kasa-Vubu, dans le centre de Kinshasa, ont été évacués, samedi, par l’autorité municipale, dans le cadre de ce même programme.
« Nous sommes sur le terrain accompagnés de la Fourrière de la ville de Kinshasa (…) pour évacuer les véhicules trouvés sur la route, car les avenues de notre juridiction sont rétrécies à cause de ces garages », a noté Phinnées Massombo, bourgmestre de la commune de Kasa-Vubu.
« Nous sommes sur le terrain dans le cadre du + Salongo (assainissement)+, nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de véhicules abandonnés sur la voirie et les différentes avenues. Sur l’avenue des amoureux Kikwit, il y a un container et les gros camions remorques abandonnés », a également renchéri Denise Vila, bourgmestre adjoint de la commune de Lingwala.
Appel à l’auto prise en charge pour l’assainissement

Par ailleurs, un appel à l’auto-prise en charge pour l’assainissement de la commune de Ngiri-Ngiri, dans le centre de Kinshasa, a été lancé, samedi, aux habitants par l’autorité municipale dans le cadre de ce programme décrété par l’autorité urbaine.
« En ce qui concerne l’opération salongo lancé par l’autorité urbaine, nous sommes mis au travail et nos équipes sont sur le terrain pour sensibiliser la population à se prendre en charge (…). Nous le faisons savoir que la propreté de la ville commence par l’engagement de tout un chacun », a indiqué Édouard Mwamba, bourgmestre de Ngiri-Ngiri.
Cette idée a également été soutenue par une élue communale de Lingwala, dans le nord de Kinshasa. Elle a, dans le cadre du projet d’emporwemen (autonomisation) des jeunes femmes, exhorté la population de la capitale congolaise à faire du salongo (assainissement) un mode de vie.
Pour s’assurer de l’exécution de la décision prise par l’autorité urbaine, M. Jeancy Nganga, bourgmestre de Kimbanseke, une commune de l’est de Kinshasa, a effectué une ronde sur le terrain.
Des autorités municipales déployées sur terrain pour superviser les travaux

Pour s’assurer de l’exécution de la décision prise par l’autorité urbaine, Jeancy Nganga bourgmestre de Kimbanseke, une commune de l’est de Kinshasa, a effectué une ronde sur le terrain.
« Comme vous le constatez, je suis descendu moi-même sur le terrain pour voir comment est-ce que la population a répondu de cette instruction du gouverneur de la ville. Nous avons arrêté toute personne qui a osé désobéir à cette instruction, notamment le responsable d’une boulangerie des Indiens et un Indien de la chambre froide Socimex et puis un responsable de Kin marché qui ont ouvert pendant les heures du +salongo (assainissement) + pour leurs faire voir que nul n’est au-dessus de la loi », a –t- il dit.
« Nous durcissons des actions d’assainissement et avons mis les bouchées doubles dans l’exécution du salongo spécial, conformément à l’appel du gouverneur de la ville. Désormais, nous allons appliquer plus de rigueur pour faire respecter la loi. L’assainissement ne se fait pas seulement le samedi, il doit être permanent. Et nous serons encore très actifs sur le terrain pour sensibiliser et faire de la pédagogie, mais à l’avenir nous serons davantage répressifs », a de son côté indiqué Nathalie Alomba, bourgmestre de la commune de Limete, dans le centre de Kinshasa.
A Kintambo, une commune du centre de Kinshasa, le « salongo obligatoire » a été salué par l’autorité municipale. « Nous avons salué la décision de l’autorité urbaine afin de revêtir la commune de Kintambo de sa belle robe :moi-même j’ai sillonné les grandes artères de cette municipalité, plus précisément j’ai supervisé les travaux sur l’avenue Lusambo, une artère bétonnée qui vient d’être totalement réhabilitée grâce au projet +Kin Ezobonga+ tandis que les amis chefs de quartiers et chefs de rues étaient à pied d’œuvre à travers les principales rues de la commune », a déclaré Girland Bodjenga, bourgmestre intérimaire de Kintambo.
M. Fulgence Bolonkomo, bourgmestre de Ngaliema, a également emboité le pas à ses collègues des autres communes. « Nous avons choisi exceptionnellement le rond-point UPN suite à la quantité des immondices qui dégageaient une odeur désagréable à cet endroit », a-t-il dit.
Dans un communiqué du ministère provincial de l’Environnement, la reprise de l’exécution des travaux d’assainissement dénommés » Salongo » à Kinshasa avait été annoncée officiellement à partir du 22 mars 2025. Les travaux d’assainissement « Salongo », officialisés en 1972, était un impôt sous forme de travail non rémunéré d’intérêt général, pour l’embellissement et l’assainissement de la ville. Il était assuré par l’ensemble de la population, chaque samedi après-midi. ACP/UKB

