Kinshasa, 16 juillet 2025 (ACP).- La décision du maintien des jeunes filles enceintes à l’école par la ministre de l’Éducation nationale a été saluée, mercredi, par le président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (Anapeco), lors d’une interview à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Nous saluons cette décision prise par le ministère nationale de l’Éducation et nouvelle citoyenneté qui est juste et qui ne discrimine pas les filles. Si l’on observe bien, ces filles ne deviennent pas mères seules c’est toujours avec le concours d’un garçon, Or ce dernier après avoir commis ce forfait est quitte, la société va le laisser poursuivre sa scolarité dans ce cas la fille qui est victime est discriminée », a dit Steve Diatezua, président de l’Anapeco.
« La position de l’Anapeco est claire et nette quant à ce qui veut paraître comme une polémique issue de cette décision prise par les autorités de ce secteur », a-t-il ajouté.
M. Diatezua a fait savoir que cette décision est juste, elle protège tout le monde et met tout le monde au même pied d’égalité. « Ceux qui sont contre je suis désolé car aucun parent peut vouloir garder une fille mère à la maison de peur qu’elle n’embrasse le plus vieux métier du monde », a-t-il dit.
« Permettre à une élève enceinte de poursuivre ses études ne signifie en aucun cas encourager les grossesses précoces, ni de cautionner les actes illégaux qui ont pu en être la cause », a souligné de son côté, Jean-Jeff Muanza, directeur chef de service de la direction de gestion de communication du ministère national de l’éducation et nouvelle citoyenneté.
Il a ajouté que cette décision est un acte de justice et d’humanité, une façon d’offrir à cette jeune fille une seconde chance de reprendre le contrôle de sa vie et de préserver son avenir.
Une nouvelle circulaire du ministère national de l’éducation et nouvelle citoyenneté impose le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaire.
Cette note interdit toute exclusion ou sanction fondée sur une grossesse, dans ce document le ministère rappelle que les engagements du pays en matière d’éducation inclusive et d’égalité de genre exigent que toutes les filles sans exception aient accès à une éducation continue.
ACP/C.L.

