Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Le point de chute de la marche de l’opposition, initialement prévue mardi devant le Parlement congolais à Kinshasa, en République démocratique du Congo, est délocalisé vers le siège du parti politique de l’opposant Martin Fuyulu, a indiqué le secrétaire exécutif du gouvernement provincial à l’issue d’une rencontre lundi soir avec l’opposition » Je suis heureux, tout d’abord, de vous annoncer que nous avons effectivement trouvé un compromis avec l’opposition. L’opposition a donc consenti de modifier son itinéraire afin de se conformer aux dispositions légales. Ainsi, le point de chute initialement prévu au niveau du site du Parlement ou de ses alentours, sera désormais décalé vers le siège du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), à proximité de l’école Sévigné, en face du stade des Martyrs « , a déclaré Israël Mutala.
Dans ce sens, a-t-il indiqué, l’itinéraire de la manifestation a été légèrement corrigé afin de respecter les lois et règlements de la République, notamment le principe d’inviolabilité du Parlement, qui fait sa rentrée parlementaire ce 15 septembre.
» Voilà le compromis qui a été trouvé. Nous nous sommes également accordés sur l’itinéraire qui sera effectivement emprunté par les manifestants « , a dit M. Mutala.
Il s’est réjoui de l’esprit ayant prévalu au cours des discussions avec l’opposition, estimant que toutes les parties avaient fait preuve de convergence d’idées afin de privilégier la cohésion, la paix et l’apaisement des crispations politiques.
Dans cet esprit, a-t-il poursuivi, le Gouvernement provincial demande aux services compétents de prendre acte de la manifestation, dès lors que l’itinéraire retenu est désormais conforme aux lois et règlements de la République.
De son côté, Devos Kitoko, secrétaire général de l’Ecidé, s’est félicité du compromis trouvé avec les autorités, précisant que les points de rassemblement des manifestants étaient désormais connus.
Il a assuré que la Police nationale congolaise (PNC), les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les services de sécurité ainsi que les autorités provinciales s’étaient engagés à encadrer les manifestants, conformément à l’article 26 de la Constitution, qui garantit la liberté de manifestation.
ACP/Bi

