Marche de l’opposition en RDC : le renforcement des policiers recommandé à Kinshasa

Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- Le renforcement des policiers dans les zones peuplées a été recommandé vendredi, pour garantir la sécurité de la population, lors de la marche de l’opposition contre la révision de la Constitution, prévue mercredi prochain à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué.

« Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) ville de Kinshasa avait tenu, le jeudi 28 mai 2026, une importante réunion consacrée à la mise en place des mesures de sécurité pour les Kinoises et Kinois à l’occasion de la marche projetée par la plateforme Lamuka contre la révision de la Constitution. À cette occasion, il a été recommandé de renforcer la présence policière dans les zones à forte concentration humaine, ainsi que lors des manifestations, afin de prévenir tout débordement et de garantir la sécurité de la population », a-t-on lu dans ce document du commissariat provincial de la PNC ville de Kinshasa.

Selon le communiqué, la réunion a rassemblé tous les commandants des commissariats urbains, des commissariats de police, des Groupes mobiles d’intervention (GMI), du Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants (GLCCS), ainsi que du département des renseignements généraux, a levé l’option d’étouffer dans l’œuf toutes les actions subversives (bouleverser),  projetées par les organisateurs de la marche.

La même source a renseigné que l’objectif est de permettre à la population non concernée par cette marche de vaquer librement à ses occupations. Au cas où les manifestants se livreraient à des attaques contre les paisibles Kinois, la police se mettra sur leur chemin, afin de faire appliquer les droits garantis aux particuliers.

« Le commandant ville a appelé ses hommes au professionnalisme et à redoubler de vigilance partout où ils se trouvent pour mettre hors d’état de nuire toute personne qui oserait s’attaquer aux paisibles Kinois et à leurs biens. Même sans appel direct, les agents doivent être présents sur le terrain pour assurer la sécurité », a poursuivi le texte.

« Lors du déploiement des hommes, il est important de rester derrière vos équipes et de bien contrôler les interventions. Il faut éviter tout dérapage et tout acte susceptible de provoquer la population », a déclaré le commissaire supérieur Israël Kantu, cité dans le document.

Il a précisé qu’il ne faut pas interpeller les citoyens pour le simple plaisir. Si des personnes circulent calmement, qu’aucun débordement n’est constaté et qu’une mission de dispersion vous a été donnée, il ne faut pas prendre d’initiatives personnelles qui pourraient avoir des conséquences négatives.

« Tout acte inapproprié peut rapidement dégénérer. La presse peut s’en emparer, et la communauté internationale peut considérer que la situation sécuritaire à Kinshasa est mauvaise et que les autorités ne sont pas en mesure de protéger la population. Cela peut alors prendre une dimension beaucoup plus grave », a fait savoir le communiqué.

À en croire le texte, il est également signalé que des individus venant du Kongo Central, qu’ils soient étrangers ou nationaux, pourraient chercher à déstabiliser la sécurité à Kinshasa. Leur objectif serait de provoquer des troubles, notamment des actes de violence, d’extorsion et de barbarie.

« Face à cela, les forces de l’ordre doivent être vigilantes et agir de manière préventive : arrêter ces individus, les décourager et empêcher toute action nuisible. Il faut multiplier les interventions ciblées », a conclu le texte.

ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet