Près de 4000 cantonniers réclament six mois d’arriérés de salaire à Kinshasa

Kinshasa, 27 août 2026 (ACP).- Près de quatre mille (4000) cantonniers de l’hôtel de ville de Kinshasa (HVK), en République démocratique du Congo (RDC), ont réclamé six (6) mois d’arriérés de salaire, lors d’un sit-in organisé jeudi devant le gouvernorat provincial de la capitale congolaise.

« Nous avons manifesté pour réclamer le paiement (…) des arriérés de salaire du mois de Janvier, Février, Mars, Avril, Mai et Juin. Les autorités nous avaient plutôt rassuré que nous serions payés au plus tard le mercredi 26 août, mais nous sommes jeudi aujourd’hui et rien n’a été fait, personne n’a perçu son dû. Pourtant, le gouverneur de la ville nous avait garanti lors de la réunion tenue vendredi avec le directeur de son cabinet », a déclaré Ramadhane Mubikayi, coordonnateur du Collectif des délégués à pied d’œuvre (DPO), une structure chargée du suivi et de l’exécution des opérations d’assainissement de la ville de Kinshasa.

« Le samedi, nous avons rencontré le ministre provincial de l’Environnement qui nous avait également rassuré », a-t-il rappelé.

« Près de 4 000 travailleurs répartis dans les quatre districts de la ville sont concernés par ces impayements il s’agit de DPO (Délégués à pied d’œuvre) et TT (Travailleurs tout terrain). Tous attendons depuis plusieurs mois notre dû malgré le travail que nous avons accompli pour maintenir la ville propre et assurer les opérations d’assainissement », a poursuivi le coordonnateur.

M. Mubikayi a également fait mention des difficultés que traverse cette couche de la population qui ne savent pas, par où commencer puisque la rentrée scolaire se pointe à l’horizon « C’est dans quelques jours la rentrée scolaire, le gouverneur a donné pourtant sa parole, nous sommes convaincus qu’à l’heure actuelle, notre argent  serait peut être bloqué par le ministre des Finances. Voilà pourquoi nous n’allons pas bouger d’ici jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause. Aujourd’hui, c’est notre argent ou rien, personne ne quittera ici sans une suite favorable » a- t-il souligné.

Le coordonnateur du collectif a affirmé que plusieurs démarches ont été entreprises depuis avril auprès des autorités provinciales, notamment à travers le dépôt d’un mémorandum auprès de l’Hôtel de Ville et la saisine de l’Assemblée provinciale.

 M. Mubikayi a, par ailleurs estimé, que le règlement de ces arriérés permettrait notamment aux travailleurs de faire face aux difficultés sociales auxquelles ils sont confrontés, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire.

ACP/ Nd./ Bib. 

Fil d'actualités

Sur le même sujet