Rentrée académique : évaluation de la situation sécuritaire de l’Université de Kinshasa

Kinshasa, 5 novembre 2026 (ACP).- La situation sécuritaire de l’Université de Kinshasa (Unikin), située dans la commune de Lemba, dans le centre de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été évaluée jeudi par les autorités locales, lors d’une réunion tenue au siège de cette alma mater, en prélude à la rentrée académique.

« C’est toujours pour moi une réunion très importante, parce que l’Université de Kinshasa fait partie de la commune de Lemba. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu évaluer la situation sécuritaire sur le site, à l’approche de la rentrée académique, afin de trouver d’autres solutions à certains problèmes qui persistent », a déclaré Jean-Serge Poba, bourgmestre de la commune de Lemba.

« Plusieurs de nos autorités sont passées par l’Université de Kinshasa. Nous devons donc fournir des efforts pour épargner nos jeunes de l’insécurité qui sévit ces derniers temps au sein de cet établissement. À ce sujet, je compte écrire une nouvelle fois au vice-Premier ministre afin qu’il nous aide à renforcer la sécurité et à lutter contre les actes de délinquance et les enlèvements », a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Jean-Marie Kayembe,  recteur de l’Unikin, a salué la présence des différentes autorités ayant pris part à cet échange. Et, il a également déploré le comportement de cinq étudiants de la faculté des sciences économiques, accusés d’avoir commis des actes de vandalisme dans un auditoire. À la suite de ces incidents, la décision a été prise de les exclure de l’université.

M. Kayembe a également salué l’initiative de la police universitaire consistant à placer un policier dans chaque auditoire afin de renforcer la sécurité au sein de cet établissement. Il a promis à ses collaborateurs d’adresser une correspondance au commissaire général de la Police de Kinshasa pour solliciter le renforcement des effectifs de sécurité à l’Unikin.

De son côté, le commandant du commissariat de Righini, Béla Mokilo, a plaidé pour avoir des policiers  supplémentaires afin de mettre fin à l’insécurité, avant d’indiquer que le nombre de policiers actuellement disponibles ne permet pas de répondre efficacement aux besoins sécuritaires.
« Nous disposons d’un effectif de 25 personnes, avec un programme de service organisé sur trois jours : mardi, vendredi et dimanche », a-t-il indiqué. ACP/Mb/Ka 

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