Kinshasa, 05 janvier 2026(ACP).- Le banditisme urbain constitue une crise silencieuse qui risque d’ébranler et de secouer profondément la vie à Kinshasa, une mégapole de plus de 15 millions d’habitants. Cette réflexion tire son origine de la clôture le 30 décembre 2025 de la session de septembre, réunissant les députés provinciaux en assemblée plénière, pour attirer l’attention de leurs bases en matière de sécurité.
» Si nous n’y prêtons pas attention, chaque jour, il prend des proportions inquiétantes « , a alerté Lévi Mbuta, président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), lors de cette session.
Au regard de la recrudescence du banditisme urbain et des cas de braquages enregistrés en 2025, le speaker de cet organe législatif provincial a plaidé pour que des moyens efficaces soient mis à la disposition de la Police nationale congolaise, afin d’obtenir des résultats attendus de tous.
Pour parvenir à mettre fin à cette crise silencieuse en 2026, l’urgence s’impose pour que le gouvernement de la République, mette en application cette recommandation issue des députés provinciaux de Kinshasa, pour que la Police nationale congolaise (PNC) assure pleinement sa mission de protection des personnes et de leurs biens ainsi que l’éradication du banditisme urbain.
En 2025, il est vrai que des efforts ont été fournis par les autorités nationales et provinciales pour doter la police de plusieurs véhicules dont 10 jeeps Land Cruiser (Pick-up) et 8 bus (Force) communément appelé » Kabasele » destinés aux services de sécurité. En 2024, un lot de 50 bus anti-émeutes et 20 motos avait été disponibilisé par le gouvernement dans le but de professionnaliser davantage la Police et de renforcer sa mobilité et son efficacité. Cependant, ces moyens demeurent insuffisants au regard de l’ampleur des défis sécuritaires à relever dans la capitale.
Plusieurs opérations de grande envergure ont été menées en 2025 à Kinshasa, par les autorités nationales et provinciales dans le but d’éradiquer le banditisme urbain et le phénomène Kuluna . Malgré ces efforts, les actes d’insécurité persistent, principalement en raison de manque des moyens adéquats pour pérenniser ces actions.
Parmi ces opérations figurent entre autres « Ndobo » (Hameçon) lancée en 2024, « Kanga Kanga », Mixte et Combinée, menée en 2025 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC), pour traquer ces inciviques et fauteurs de troubles afin de restaurer l’ordre public dans la ville de Kinshasa.
Elles ont permis d’interpeller des centaines de présumés bandits urbains, auteurs de viols, vols, extorsions et autres actes d’insécurité, à Kinshasa.
En réponse aux besoins sécuritaires croissants, le commissaire divisionnaire de la police ville de Kinshasa, Israël Kantu avait envisagé l’érection de nouveaux sous-commissariats ainsi que l’intensification des patrouilles pour sécuriser les habitants de la capitale congolaise.
Il a même multiplié les actions de terrain au cours des derniers mois 2025 à Kinshasa, combinant les opérations de sécurité, l’assainissement et le redressement interne.
ACP/C.L.

