Kinshasa, 8 avril 2026 (ACP).- Un enfant sans identité a été considéré comme un apatride (une personne sans nationalité) par lachargée de la base de données de l’état civil de Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’une réunion tenue, mercredi à Limete, une commune du centre de la capitale Congolaise.
« Il est donc important de comprendre qu’un enfant sans identité peut être considéré comme apatride. On ne connaît ni sa nationalité, ni ses parents. Même le nom qui lui est donné ne lui appartient pas officiellement », a déclaré Fortuna Nsiku.
Mme Nsiku a fait savoir qu’un enfant enregistré à l’état civil bénéficie de plusieurs droits, notamment le droit à l’identité, le droit à la nationalité et le droit à la succession en tant qu’héritier ou héritière. Selon elle, l’enregistrement des enfants à l’état civil est une obligation légale.
« Quand on regarde dans le Code de la famille, notamment en son article 116, il est stipulé que toutes les naissances survenues en RDC doivent être déclarées devant l’officier de l’état civil. C’est donc avant tout une obligation légale que les parents doivent respecter dès la naissance », a-t-elle souligné.
La planification de l’enregistrement à l’Etat civil des enfants de 0 à 90 jours et des enfants de 90 jours jusqu’ à 17 ans a été au centre de cette réunion.
« Nous avons préféré travailler directement avec les zones de santé. C’est pour cela que nous avons la présence des encadreurs communautaires (AC), ainsi que des officiers et des préposés de l’état civil, afin de réfléchir ensemble à la manière de planifier nos activités sur l’enregistrement des naissances des enfants de 0 à 90 jours, mais aussi celles des enfants non enregistrés ayant dépassé 90 jours jusqu’à 17 ans », a dit lachargée de la base de données de l’état civil de Kinshasa.
« Ce qui est important, c’est que nous avons déjà travaillé dans d’autres communes avec les relais communautaires (RECO) et nous avons constaté leur apport dans l’enregistrement des naissances à l’état civil, notamment dans les communes de Masina, Kimbanseke et Kinshasa (…). Et comme nous voulons augmenter les taux dans les communes de Kisenso, Limete, Matete, Kalamu, Ngiri-Ngiri, Maluku, N’sele et Ndjili, nous avons également suggéré d’approcher les RECO dans certaines communes où ils n’ont pas encore été utilisés pour la campagne », a-t-elle affirmé, avant d’ajouter que ce travail abattu a permis d’améliorer le taux d’enregistrement des naissances à l’état civil.
Le 30 mars 2026 L’amélioration de la couverture de l’enregistrement des naissances et des décès a fait l’objet d’une réunion tenue lundi dans la maison communale de Limete. ACP/C.L.

