Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).- Les communautés de la province de Lomami, dans le centre de la République démocratique (RDC) ont saisi, mardi, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) pour solliciter son implication dans leurs démarches, afin d’obtenir la restitution du diamant de 75 carats d’un de leurs ressortissants ravi par un service.
« Nous exigeons la justice pour les communautés du Lomami et M. Albert Ngoy ; la restitution immédiate du diamant vert tel qu’identifié à son propriétaire ou le paiement de son équivalence tel qu’évalué à 100 millions de dollars américains (USD); la garantie de sécurité pour M. Ngoy , les membres de sa famille et les acteurs qui l’accompagnent ainsi que la réparation des préjudicies subis durant quatre ans », a déclaré Sylvain Bashizi, secrétaire-rapporteur d’une structure membre des organisations de défense des droits humains, lisant le mémorandum remis à Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.
Selon M. Bashizi, secrétaire-rapporteur de l’Environnement, ressources naturelles et développement (ERND), a précisé que le mémorandum remis au président Nsapu a été adressé au Président de la République Félix Tshisekedi pour solliciter aussi son implication, afin de permettre au diamantaire Ngoy et son équipe de rentrer dans leur droit.
Il a rappelé que depuis le 22 août 2022, soit quatre ans, M. Ngoy, exploitant minier, membre de la société civile de la province du Lomami, mieux identifié par le service des mines, est victime d’une saisie illégale de sa pierre précieuse dénommée « Diamant vert de 75 carats » évaluée à plus de 100 millions USD, d’après le rapport des experts d’Anvers en Belgique.
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Des représentants des communautés du Lomami devant le siège de la CNDH-RDC à Kinshasa
Ce diamant, selon les explications, a été découvert en août 2022, dans la rivière de Luwashi Lualu, groupement de Kaba, territoire de Kabinda, secteur Lualu, dans la province du Lomami, a-t-il dit, précisant que cette pierre précieuse a connu l’identification technique effectuée et confirmée par un service spécialisé du ministère des Mines.
Le secrétaire-rapporteur Bashizi a également soutenu qu’il existe tous les documents d’identification de ladite pierre qui était gardé au coffre-fort de la province, sous le contrôle de celui qui était le vice-gouverneur à l’époque de la province du Lomami.
« M. Ngoyi a été arrêté par la suite et détenu à la prison de Lumbishi pendant deux semaines pour motif de détention illégalement de matières précieuse, pourtant il a toujours été reconnu comme exploitant minier mieux identifié par le même service », a expliqué M. Bashizi.
Pour le moment, le propriétaire de ce diamant est en train de vivre toute sorte des calvaires. Il a d’ailleurs quitté sa province, avec toute sa famille (femmes et plus de 34 enfants), et vit dans des conditions précaires à Kinshasa, a affirmé le secrétaire-rapporteur de l’ERND.
Le président de la CNDH-RDC, qui a reçu le mémorandum des communautés du Lomami, a fait savoir que les experts de son institution vont s’atteler sur le dossier, et voir comment une solution peut être trouvée sur cette affaire.
ACP/ K

