Kinshasa, 18 octobre 2025 (ACP).- Deux institutions ont envisagé, vendredi, une collaboration sur les atrocités faisant barrière au droit à la santé , notamment dans les zones où il y a eu des guerres ou des tensions intercommunautaires, lors d’une séance de travail à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Notre institution, Médecins sans frontières (MSF), envisage collaborer avec la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC), pour un partage d’information, d’organisation des activités sur le terrain, surtout dans des zones qui ont été les théâtres des guerres ou des tensions intercommunautaires », a déclaré Emmanuel Lampaert, représentant de MSF-Belgique et chef de la délégation de cette institution qui a rencontré Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.
Et de préciser: « Nous avons voulu le président, à travers lui la CNDH, pour échanger sur les droits notamment de la femme, parce que le travail de MSF est concentré sur deux aspects; médico-humanitaire et témoignages sur les atrocités qui font souvent barrière au droit à la santé « .
Il a, en outre, relevé que son organisation internationale concentre ses activités surtout dans l’Est de la RDC, précisément au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et au Maniema.
Il a indiqué également que MSF visite les prisons sur l’ensemble des territoires du pays, là où il y a des conflits armés, comme au Kasaï, lors des tensions provoquées par la situation de Kamuena Nsapu, dont de nombreuses femmes ont été victimes.
Emmanuel Lampaert a sollicité de la CNDH le partage des informations, d’inviter sa structure, si elle organise des activités de terrain. Ce qui sera le cas aussi pour MSF.
Dans la délégation de MSF, il y a eu des représentants de cette organisation de Belgique, de France et autres.
ACP/UKB

