Kinshasa, 16 février 2026 (ACP).– Le magistrat du parquet a demandé, lundi, lors d’une audience au tribunal de grande instance de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), la comparution du chef du quartier (02) de la commune de Masina, pour éclairer sa religion sur le conflit parcellaire qui oppose deux parties.
« Vous avez devant votre tribunal deux parties dont chacune possède les documents parcellaires et se réclament réciproquement propriétaire de la même parcelle ; votre tribunal doit faire intervenir le chef du quartier pour vous éclairer », a déclaré le magistrat du parquet dans son avis.
Pour sa part, Me Paul Mapata, avocat de la partie civile (victime) Jean-Pierre Kikavi, a, dans sa narration des faits, révélé ce qui suit:
« Mon client avait acheté la parcelle sise sur l’avenue Kulumba au numéro 07 commune de Masina en 1982, avant d’obtenir la fiche parcellaire et un livret de logeur. Puisqu’il était absent pendant plusieurs années à Kinshasa, le prévenu Mbengele Makiosi s’était permis de construire une maison dans cette parcelle, tels sont les faits de la présente cause », a-t-il renchéri.
Dans sa réplique, Me Médine Lokonya, avocat du prévenu Mbengele, l’autre prétendu propriétaire de la même parcelle, a indiqué que: « Nous avions versé toutes les pièces à conviction sur le dossier, mon client avait construit et habite ladite parcelle, nous n’avions jamais connu une quelconque opposition dans cette parcelle. Votre tribunal va tout simplement rejeter les prétentions de l’autre partie, avant de confirmer mon client comme propriétaire de la parcelle querellée ».
Faisant sienne l’avis du magistrat du parquet, le tribunal a décidé de convoquer le chef du quartier 2, dans la commune de Masina, pour éclairer sa religion.
Rappelons que cette affaire concerne MM. Kikavi et Mbengele qui se réclament réciproquement propriétaire de la même parcelle. Tous les deux ont les documents parcellaires obtenus devant le même chef du quartier. ACP/JF

