Kinshasa 19 juillet 2026 ( ACP)- L’engagement du ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (RDC) en faveur de son secteur ne saurait être remis en cause par des affirmations dénoués de tout fondement, a relevé un membre de son cabinet, selon une correspondance parvenue dimanche à l’ ACP. » Face à cette entreprise de désinformation, il y a lieu de rappeler avec fermeté que l’engagement de Guillaume Ngefa, ministre d’État, ministre de la Justice en faveur des droits humains, de la Justice et de l’Etat de droit ne saurait être remis en cause par des affirmations dénoués de tout fondement », a-t-on lu dans une correspondance signé par Me Félix Ngoy, conseiller du ministre de la Justice. » Durant plusieurs décennies, tant au sein des organisations nationales qu’au sein des Nations Unies, il a consacré sa carrière à la promotion et à la protection des droits humains, à la défense des victimes de violation des droits fondamentaux ainsi qu’ au renforcement de l’État de droit et des institutions démocratiques.Son parcours est reconnu tant au niveau national qu’international et témoignage d’une constance remarquable dans la défense des valeurs universelles de justice, de dignité humaine et de liberté », a ajouté la même source.
» Cette campagne, manifestement orchestrée par des personnes ou des groupes dont les intérêts sont contrariés par les réformes engagées dans le secteur de la justice, s’inscrit dans une stratégie de discrédit destinée à affaiblir l’action du Gouvernement dans la lutte contre les réseaux mafieux operants notamment dans les secteurs foncier, immobilier, minier et dans d’autres domaines de la vie nationale « ,a renchéri le document.
Selon cette même source, à défaut de pouvoir formuler des griefs fondés contre l’action du ministre d’État, ces détracteurs recourent à des allégations mensongères, à des manipulations et à des accusations diffamatoires portant tant sur l’exercice de ses responsabilités gouvernementales que sur son parcours exceptionnel de défenseur des droits humains, ajoutant que certains vont jusqu’à tenter de le présenter, contre toute évidence, comme un adversaire des libertés fondamentales.
Par ailleurs, cette source a confirmé également que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par la Constitution de la RDC ainsi que par les principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme auxquels notre pays est partie, tout en prévenant que toutefois, comme le reconnaissent le droit congolais et le droit international, l’exercice de cette liberté comporte des devoirs et des responsabilités. Il peut faire l’objet de restrictions prévues par la loi lorsqu’elles sont nécessaires à la protection des droits et de la réputation d’autrui, à la préservation de l’ordre public, à la prévention des discours de haine, des appels à la violence ou de toute autre infraction prévue par la législation.
» Assimiler l’application de la loi à une prétendue volonté de censurer les opinions constitue donc une interprétation erronée et trompeuse de la mission du ministère de la Justice », a renseigné le document.
Et d’insister :
» Le ministère de la Justice n’a ni pour vocation ni pour mission de censurer les citoyens, de contrôler le débat démocratique ou de restreindre les libertés publiques. Sa mission consiste à garantir le respect des lois de la République, à promouvoir le bon fonctionnement de la justice et à veiller à la protection des droits de tous dans le strict respect de l’État de droit.
Par ailleurs , cette correspondance a rappelé que : » M. Ngefa n’exerce aucune fonction juridictionnelle. Il ne juge pas, ne condamne pas, ne prononce aucune sanction pénale ou civile et n’intervient pas dans les décisions rendues par les juridictions.
L’’appréciation des faits, leur qualification juridique ainsi que le prononcé des décisions judiciaires relèvent exclusivement des magistrats, dans le respect du principe constitutionnel de l’indépendance du pouvoir judiciaire », a martelé le document.
Et de poursuivre : «
Dans un État de droit, nul n’est au-dessus de la loi, qu’il soit simple citoyen ou détenteur d’une fonction publique. Si la critique des institutions et des autorités publiques constitue une composante essentielle de toute démocratie, elle ne saurait servir de prétexte à la diffamation, aux injures, aux menaces, aux appels à la violence ou à toute autre infraction réprimée par la loi ».
La défense des droits humains n’oppose pas les citoyens aux institutions
Par ailleurs, cette source a enfin réaffirme que la défense des droits humains ne consiste pas à opposer systématiquement les citoyens aux institutions de la République. Elle exige, au contraire, un juste équilibre entre la protection des libertés individuelles, le respect des droits d’autrui, la responsabilité de chacun et la préservation des institutions démocratiques, ajoutant que M. Ngefa demeure fidèle aux principes qui ont guidé toute sa carrière : le respect de la Constitution, la primauté du droit, la défense des droits humains, l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit.
» Nous tenons à rassurer l’opinion publique que ces campagnes de désinformation ne détourneront en rien le ministre d’État de sa détermination à poursuivre les réformes engagées, à lutter contre la corruption, contre les réseaux criminels et contre toutes les formes d’impunité, dans le strict respect de la loi », a renchéri le document.
La véritable fidélité aux idéaux des droits humains consiste à protéger tout à la fois la liberté d’expression et les droits des personnes susceptibles d’être victimes d’abus commis sous le couvert de cette même liberté.
Comme le prévaut ses détracteurs, le ministre d’Etat en charge de la Justice a aussi,par ailleurs, le droit de recourir à toutes voies légales pour engager l’action judiciaire appropriée contre les auteurs, coauteurs ou complices de propos diffamatoires, de fausses informations ou de toute autre infraction susceptible de porter atteinte à l’honneur, à la réputation ou à ses intérêts , a conclu la source. ACP/ M.

