Kinshasa, 06 novembre 2025 (ACP).-Une enquête a été annoncée pour établir les responsabilités après les expulsions forcées à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon une note du ministère de la Justice consultée jeudi par l’ACP.
« Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture des enquêtes, après l’alerte de l’Amnesty International sur les expulsions forcées de communautés à Kolwezi, dans la province du Lualaba », a-t-on lu dans cette note de la cellule de communication dudit ministère.
La même source a renseigné que le ministre de la Justice a reçu, mercredi, dans le même cadre, une délégation de l’Amnesty international, conduite par Flavia Mwaka Mwangovya, députée régionale adjointe, accompagnée de son partenaire local Donat Kabola.
Le ministre d’État Ngefa, selon toujours cette source, a réaffirmé sa volonté de garantir le respect des droits des populations sur l’ensemble du territoire, tout en confirmant que des enquêtes approfondies vont être lancées afin d’identifier les responsables des expulsions et de préparer, le cas échéant, des poursuites judiciaires.
Pour sa part, Amnesty International a affirmé que deux ans après la publication d’un rapport sur la question, les habitants de cette ville continuent de perdre leurs maisons, leurs terres et leurs sources de revenus.
Notons qu’ Amnesty International et l’Initiative pour la bonne gouvernance et les droits humains (IBGDH) avaient condamné, le 13 juin dernier, les expulsions forcées et délocalisations massives des communautés au profit des activités minières.
Ces organisations ont ainsi accusé certaines sociétés minières des pratiques irrégulières, notamment les sociétés Metalkol, Kamoa et Chemaf.
ACP/JF

