Fonds de promotion de l’industrie: formation des OPJ pour lutter contre les pratiques illicites

Kinshasa, 8 juin 2026 (ACP).- Des agents et cadres du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) de la République démocratique du Congo (RDC) ont débuté, lundi à Kinshasa, une formation d’officiers de police judiciaire (OPJ), pour renforcer la mobilisation des recettes publiques et lutter contre les pratiques illicites, a appris l’ACP de source administrative.

« Le titre d’OPJ n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Car  il est le garant de la légalité. Le FPI, en tant qu’instrument de l’État dédié à l’industrialisation du pays, a besoin de compétences judiciaires pour assurer efficacement la mobilisation des recettes publiques et lutter contre les pratiques illicites », a déclaré Guillaume Ngefa, ministre d’État en charge de la Justice, cité par la source. « Le FPI a besoin de compétences judiciaires dans la mobilisation des recettes, la lutte contre la corruption, la concussion et la fraude », a-t-il martelé, avant d’appeler les participants à cette formation à exercer les fonctions d’OPJ à compétence restreinte.

À cette occasion, le ministre Ngefa a rappelé que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités du Président de la République Félix Tshisekedi. « Cette formation s’inscrit dans le cadre des réformes en cours du secteur judiciaire, notamment l’opérationnalisation du tribunal pénal économique et financier et l’élaboration d’un projet de loi anticorruption », a-t-il indiqué.  

Pour lui, l’attribution de la qualité d’OPJ à certains agents du FPI permettra de renforcer la prévention, la détection et la constatation des infractions portant atteinte aux intérêts de cet établissement public, qualifié « d’outil stratégique de la politique nationale d’industrialisation ». 

Éthique, probité et rigueur

Par ailleurs, M. Ngefa a mis l’accent sur l’exigence d’éthique et de probité. « La force de l’État ne réside pas dans l’étendue des pouvoirs qu’il confère, mais dans la probité de ceux qui les exercent. La lutte contre la corruption et les atteintes au patrimoine public commence par la prévention, la discipline institutionnelle et la compétence des acteurs chargés de faire respecter la loi », a-t-il dit. Le ministre d’État en charge de la Justice a aussi rappelé que la crédibilité de la justice repose sur la qualité des enquêtes, la rigueur des procédures et l’intégrité des acteurs. Cette formation marque ainsi une étape importante dans la stratégie nationale de renforcement de l’État de droit, de protection des finances publiques et de promotion de la bonne gouvernance en RDC. De son côté, le directeur général du FPI, Hervé Claude Batunkole, a précisé que cette formation vise à doter les agents de cet établissement public des compétences nécessaires pour accomplir efficacement leurs missions, renforcer les capacités de recouvrement du FPI et agir dans le respect de la déontologie et des droits humains. 

De son côté, le directeur général ad intérim de l’Institut national de formation judiciaire (Inaforj), Gérard Katambwe, a rassuré que cette session répond aux exigences pratiques et opérationnelles requises pour permettre aux futurs OPJ d’exercer leurs fonctions conformément au cadre légal. L’Institut national de formation judiciaire, installé dans l’enceinte du Palais de Justice, dans la commune de la Gombe, sert de cadre à cette session de formation de quinze jours destinée à une cinquantaine de cadres et agents du FPI. L’Inaforj, qui est un établissement placé sous la tutelle du ministère de la Justice, s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de consolider l’État de droit, de protéger les ressources nationales et de lutter plus efficacement contre la criminalité économique et financière. ACP/

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