Crimes dans l’Est: appel à la mise en place d’un tribunal pénal international

Kinshasa, 15 octobre 2026(ACP).-  Les Nations Unies ont été appelées à la mise en place d’un tribunal pénal international pour  juger les auteurs des crimes de guerre  dans l’Est de la République démocratique du Congo RDC), par le comité des associations de la société civile et défenseurs des droits humains de cette partie du pays, rescapés à Kinshasa,  lors de la commémoration à  Kinshasa du massacre de Beni.

« Nous appelons les Nations Unies à l’ adoption d’une résolution en vue de la mise en place sans tarder d’un tribunal pénal international pour la RDC, chargée de juger les auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide commis contre la population civile, notamment dans I’Est du pays », a déclaré Delphin Ombeni-Malengo, chargé de communication du comité des associations de la société civile et défenseurs des droits humains de l’Est de la RDC rescapés à Kinshasa.

Il a également demandé Installation de chambres spécialisées mixtes au sein de la justice congolaise, avec l’appui de la communauté internationale, pour compléter le tribunal international et rendre justice aux victimes des crimes les plus graves.

« Nous appelons aussi à la constitution d’une équipe d’enquêteurs chargée d’exhumer les nombreuses fosses communes dans I’Est du pays et de collecter et préserver les éléments de preuve d’actes susceptibles de constituer des crimes internationaux, avant que ces preuves et témoins ne disparaissent », a-t-il soutenu.

Il a aussi profité de l’occasion pour appeler également les autorités nationales et la communauté internationale à prendre des mesures urgentes, concrètes et coordonnées pour garantir la conduite d’enquêtes indépendantes, approfondies et crédibles pour l’établissement des responsabilités individuelles et institutionnelles conformément au droit applicable.

M Ombeni a aussi exhorté les Nations Unies à favoriser l’accès effectif des victimes à la justice et à des réparations adéquat ainsi que la concrétisation de l’engagement de l’État à faire adopter une stratégie nationale holistique de justice transitionnelle, combinant mécanismes judiciaires et non judiciaires, en intégrant une forte dimension genre, vu le recours massif, méthodique et systématique à la violence sexuelle comme arme de guerre par tous les belligérants.

Le chargé de communication du comité des associations de la société civile et défenseurs des droits humains de l’Est de la RDC rescapés à Kinshasa, a sollicité également le renforcement des mécanismes de protection des défenseurs des droits humains rescapés, y compris ceux relocaliser à Kinshasa, et des victimes déplacées, notamment par des mesures adaptées leurs risques sécuritaires, à leurs besoins essentiels et à leurs vulnérabilités.

« Nous insistons sur la nécessité de suivi Independent, transparent et rigoureux de l’affectation et de la gestion des ressources destinées aux victimes et aux défenseurs des droits humains, afin de prévention », a-t- il indiqué, avant d’exhorter les institutions nationales, les Nations Unies et les partenaires internationaux à traduire leurs engagements en actions vérifiables, assorties de mécanismes de suivi et de redevabilité.

Cette activité a été organisée à l’occasion de la commémoration des massacres de Béni du 15 octobre 2024, des massacres du Sud-Kivu et d’autres massacres dans l’Est de la RDC. ACP/

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