Kinshasa, 29 sept. 2026 (ACP).- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC) a appelé mardi au renforcement de la protection des enfants dans les sites miniers dupays, lors de la 63ème session du Conseil des droits humains des Nations Unies à Genève, en Suisse, selon une note.
« La CNDH a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des enfants dans les communautés minières en RDC », a-t-on lu dans la note de lacellule de communication, citant Richie Lontulungu, secrétaire technique administratif adjoint de la CNDH-RDC qui a fait la communication de cette institution citoyenne.
Selon la source, M. Lontulungu a abordé la problématique qui concerne particulièrement la RDC, en tant que premier producteur mondial de cobalt, où l’exploitation artisanale expose encore certains enfants à des conditions de travail difficiles.
Dans cette communication, la CNDH-RDC a mis également en avant les principales causes qui ont toujours favorisé ce phénomène. Il s’agit notamment de la pauvreté des ménages, du faible accès à l’éducation et de l’insuffisance des mécanismes de contrôle dans certaines zones d’exploitation artisanale.
Communication sur le travail des enfants dans les sites miniers artisanaux
« En 2024, la CNDH a mené une enquête de quatre mois dans le Haut-Katanga et le Lualaba sur les violations des droits humains liées au travail des enfants dans les sites miniers artisanaux de cobalt en RDC », a indiqué M. Lontulungu.
Et de préciser: « Notre enquête s’est appuyée sur une méthodologie approfondie: des visites inopinées de sites miniers artisanaux de cobalt, des survols par drone, des enquêtes sous couverture et des entretiens avec 400 sources, dont des représentants de la société civile, des autorités politiques et traditionnelles, des responsables d’associations de creuseurs, des creuseurs et des enfants, premières victimes du phénomène, et tant d’autres ».
Il a martelé pour réitérer les recommandations formulées dans le rapport de 2024 de son institution pour s’attaquer aux causes profondesde ce phénomène.
« La CNDH, par l’intermédiaire de son président, négocie actuellement un cadre de collaboration avec le ministère des Mines et celui des Affaires sociales de la RDC afin de renforcer son travail de surveillance dans le secteur minier et de lutter contre les violations des droits de l’homme », a-t-il conclu.
ACP/ K.

