*Kinshasa, 2 août 2025 (ACP)* .- Comme disait Nelson Mandela, » Ne pas répéter…. Ne jamais oublier. Commencer à guérir. Plus jamais seule », tel a été le cri de cœur lancé par le Directeur général du Fonds national des réparations des victimes des conflits (Fonarev), samedi, à Kinshasa, à l’occasion de la commémoration de la Journée nationale du Genocost (génocide congolais) en République démocratique mocratique du Congo (RDC).
« Comme le disait Nelson Mandela, rendre justice aux victimes c’est donner la dignité à la nation. En ce jour solennel, cette phrase devient notre cri de cœur, notre boussole. Ne pas répéter, ne pas répéter, ne pas répéter, ne pas répéter. Ne jamais oublier. Commencer à guérir. Plus jamais seule », a déclaré Patrick Fata, directeur général du Fonarev,
Il a indiqué que le « Génocost », est une tragédie plurielle des chiffres qui ne diront jamais la souffrance, des noms que l’histoire n’a pas évoqué. C’est aussi une mémoire blessée, une plaie nationale qui ne peut guérir sans vérité, sans reconnaissance, sans justice,
Patrick Fata a , pour se faire présenté les résultats concrètes d’action sur terrain du Fonds national des réparations des victimes des conflits (Fonarev):
» En dépit d’un contexte sécuritaire complexe, le Fonarev a été le premier à déterminer
les risques et les défis logistiques majeurs. Il a su produire des résultats qui traduisent concrètement l’impact de son action sur le terrain », a-t-il renchéri.
Et d’ajouter: « 1.555 incidents documentés et certifiés dans 11 provinces, témoignant d’un travail minutieux de collecte et de vérification des faits effectué par le Fonarev. 139 camps de déplacés répertoriés autour de la ville de Goma, Beni et Bunia, accueillant plus de 2 millions de déplacés en 2024. 416.781 personnes pré-identifiées, parmi lesquelles 1.521 victimes détentrices et décision de justice exécutoire ; 146.700 déplacés internes vivant dans les camps situés à Goma, Bunia et Kisangani ; 268.510 victimes issues des communautés affectées par les conflits recensés dans les provinces du Kongo Central, le Grand Kasai, la Tshopo et de l’Ituri « .
Pour sa part, François Kakese Coordonnateur Exécutif de comité interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), a fait savoir que l’humilité recommande de reconnaitre que la nouvelle phase engagé dans la lutte pour la dignité et la justice des victimes exigent une solidarité concrète et authentique, ajoutant que la voix de la République démocratique du Congo ne pourra se faire entendre sur la scène internationale qu’à travers l’engagement coordonnées de tous les acteurs concernés, institutions, sociétés civiles, communautés et partenaires.
Selon lui, Il est donc indispensable de privilégié une action nationale concrète guidée par une vision commune et cohérente. a-t-il conclu François Kakese. ACP/C.L.

