Kinshasa, 10 janvier 2026 (ACP).- Le tribunal de garnison de Kinshasa/Matete a débuté l’instruction en flagrance de cinquante-quatre (54) présumés bandits urbains poursuivis pour terrorisme, vol, extorsion et meurtre sur la personne d’un avocat, au cours d’une audience foraine dans l’enceinte du camp Kabila, dans la commune de Lemba, centre de Kinshasa dans la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa.
« Nous allons procéder à l’identification des prévenus et nous laisserons les parties civiles déposer leurs témoignages et ensuite les avocats de la défense réagiront », a dit le président de la composition du tribunal de garnison de Kinshasa/Matete.
Au cours de son appel nominal, le tribunal a constaté que plusieurs prévenus se sont présentés comme mineur. Une question qui a soulevé une préoccupation de la part d’un avocat de la défense, qui a sollicité une expertise médicale en vue d’un renvoi devant leur juge naturel.
« Certains de nos clients présentés devant vous, n’ont pas encore atteint l’âge de 18 ans. Nous sollicitons une expertise médicale afin que l’âge exact soit déterminé et qu’il soit renvoyé devant leur juge naturel », a déclaré Me Israël Mbala du collectif des avocats de la défense.
À cette préoccupation l’auditeur a rassuré les avocats de la défense de la présence d’un médecin qui va donner son avis à la fin de l’identification de tous les prévenus.
Par ailleurs, certaines victimes des malfrats poursuivis se sont présentés devant la cour notamment, Monsieur Ndandu , ancien conducteur de chariot qui a cessé son activité de la suite d’une agression physique des Kulunas: « Je fus conducteur de chariot mais je ne peux plus conduire, exercer mon métier parce que l’on m’a coupé une main par un Kuluna », a dit Monsieur Ndandu devant la barre.
À sa préoccupation, le tribunal lui a demandé de se rapprocher de l’auditeur afin de fournir plus de détails de son agression.
« J’ai volé son téléphone mais il doit chercher à donner de l’argent aux policiers »
(Un présumé)
Par la suite, Monsieur Manzenga, a identifié un présumé répondant au sobriquet Golberg , résident à Ngaba a reconnu avoir volé le téléphone du plaignant il y’a deux mois sur le pont kianza séparant les communes de Ngaba et Lemba: « Oui, j’ai volé son téléphone mais il doit chercher à donner de l’argent aux policiers pour qu’il le récupère entre les mains du revendeur » a déclaré le prévenu, chose qui a étonné le tribunal et qui n’a pas manqué d’énerver la partie civile qui a demandé que le bien volé soit restitué.
En outre de cela, l’instruction concernant un prévenu conduit en plein procès par l’officier de police judiciaire en la personne de Boboto Yannick a été menée devant la barre en face de son plaignant M. Bopondja Rodrick: « Hier le 8, derrière l’athenée de Lemba , j’ai été agressé par le prévenu qui était porteur d’une machette, il m’a arraché mon téléphone et grâce aux motard nous l’avons poursuivi du terrain GD jusqu’au marché de Lemba, là où on a fini par l’appréhender », a dit son plaignant.
Il s’en est suivi d’un long débat autour de la machette saisie dont l’appartenance a été refusée par le plaignant bien que coincé par les témoins de la scène.
Après une audience fleuve, le tribunal a décidé conjointement avec les parties, d’une remise pour le lundi prochain soit le 12 janvier pour permettre aux parties de vider les préalables en l’occurrence la question de l’âge de certains prévenus qui doivent faire objet d’un avis médical.
ACP / C.L.

