Kinshasa : cinq ans de prison requis contre un prévenu pour faux en écriture

Kinshasa, 23 janvier 2026 (ACP).- Cinq  ans de prison ont été requis vendredi par le ministère public contre Makanzu Tshingoma, accusé d’avoir passé une fausse écriture dans la vente d’une parcelle achetée en co-propriétaire, lors d’une audience au tribunal de grande instance de N’djili dans l’est de Kinshasa capitale de la République Démocratique du Congo (RDC).

« En effet, qu’il plaise à votre tribunal de dire fondée en fait comme en droit les infractions de faux en écriture et usage de faux en charge du prévenu Makanzu Tshingoma pour avoir vendu une parcelle obtenu en copropriété. Votre tribunal va le condamner à 5 ans de servitude pénale principal et de 30 jours de contraintes par corps. Vous allez le condamner au paiement de dommage-interêt de 2.000.000 de francs congolais. Vous allez annuler ladite vente. Le certificat d’enregistrement obtenu en faux doit également être annulé. Votre tribunal va ordonner son arrestation immédiate», a-t-il dit.

Il a précisé que le prévenu Malanzu est poursuivi pour avoir commis les infractions de faux en écriture et usage de faux, soulignant qu’il s’agit du « faux intellectuel» dans le fait qu’il a fait des fausses déclarations devant le conservateur de titres immobiliers pour obtenir le certificat d’enregistrement.

« Votre tribunal doit appliquer la loi dans toute sa rigueur. Le tribunal a décidé de prendre l’affaire à délibérer pour son jugement à intervenir dans le délai de la loi», a insisté le magistrat du parquet.

Alors que la partie citée Makanzu Tshingoma n’a pas comparu faute de personne pour la représenter, la partie citante Ngumba Sasi, représentée par Me Allain Ngobo, son avocat, a demandé au tribunal d’annuler le certificat d’enregistrement ainsi que la vente irrégulière de ladite parcelle située sur 48, avenue Ngimbi à Kingasani dans la commune de Kimbaseke.

Mme Ngumba Sasi a accusé M. Makanzu Tshingoma d’avoir vendu une parcelle qu’ils ont acheté en copropriété lorsqu’ils travaillaient ensemble. A l’audience du jour, la partie prévenue n’a pas comparu et le défaut a été retenu à sa charge. ACP/C.L.

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