Kinshasa, 06 novembre 2025 (ACP).– Le magistrat du parquet a requis jeudi, une peine de cinq ans de prison contre une prévenue pour usage de pièces déjà déclarées fausses par les jugements, lors d’une audience du tribunal de paix de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC)
« Vous allez déclarer cette action recevable et fondée, parce-que l’usage de pièces déjà déclarées fausses par deux jugements par la prévenue Marie-Claire Wamba est constitutif d’une infraction d’usage de faux. Par ce motif, vous allez la condamner à 5 ans de servitude pénale et prononcé des dommages et intérêts de 5.000.000 Francs congolais », a requis le magistrat du parquet.
Et d’ajouter: « Je vous demande de prononcer votre jugement sur le banc et ordonner son arrestation immédiate ».
De son cotée, la prévenue Marie-Claire Wamba (auteur d’usage de faux) n’a pas comparu, ni personne pour la représenter.
Pour sa part, Me Raymond Emanga, avocat de la partie citante Mireille Bendelo (accusation), a soutenu que les pièces que la prévenue Marie-Claire Wamba avaient utilisées devant le parquet étaient déclarées fausses par deux jugements.
« Nous sommes venus attaquer les titres de propriété que la prévenus Marie-Claire Wamba( accusé) a utilisé dont la fiche parcellaire du 23 février 2025 qui a déclarée fausse par le tribunal de paix de Kinkole, ainsi que l’attestation de confirmation parcellaire de 2018, déclarée également fausse en 2023 par le tribunal de grande instance de N’djili. Le fait de brandir devant un tribunal une pièce déjà déclarée fausse par un jugement constitue une infraction d’usage de faux et exigeons 5000 dollars à titre de réparation du préjudice subi », a plaidé Me Raymond Emanga
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai légal.
Rappelons que cette affaire concerne Mme Mireille Bendelo qui a saisi le tribunal en accusant la prévenue Marie-Claire Wamba qui s’était déclarée propriétaire de la parcelle où elle habite mais les titres de propriété qu’elle détient avaient été déclarés fausses par les tribunaux de paix de Kinkole et de grande instance de N’djili. ACP/

