Kinshasa, 5 décembre 2025 (ACP).– Les droits et devoirs des défenseurs des droits humains (DDH) ont été au centre d’un atelier de renforcement des capacités axé sur le plaidoyer et le genre, organisé jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« En tant que défenseur de droits de l’homme, surtout dans le contexte de notre pays, la RDC, on doit connaître ses droits et ses devoirs. Ces obligations, comme je l’ai dit, et surtout les obligations, parce que la plupart des DDH s’exposent au même moment qu’ils travaillent, ils s’exposent à la répression, pas parce qu’ils ont l’intention de violer les lois, mais uniquement par ignorance. Parce qu’on ne peut pas aller défendre les autres si vous-même, vous n’êtes pas formés, vous n’êtes pas outillés », a déclaré Me Frédéric Kwamba Tshingej, facilitateur, lors d’un atelier organisé par Afiamama et ses partenaires, da,s le cadre du projet PIR DDH, financé par l’ambassadeur fédéral d’Allemagne.
Pour lui, la connaissance des droits et devoirs est une obligation pour les défenseurs des droits humains car, a-t-il souligné, cette connaissance du droit donne à un DDH les pouvoirs les plus réels et absolus de mieux faire son travail.
« Et on a parlé également de la question de l’éthique. La plupart d’organisations n’ont pas le temps d’encadrer leurs membres concernant l’éthique professionnelle en tant que DDH, ce qui verse souvent dans les bavures », a-t-il poursuivi.
Pour Anny Modi, activiste des droits des femmes et coordonnatrice de l’ONG «Afia-Mama», cet atelier de formation avec les défenseurs des droits humains en déplacement à Kinshasa, qui sont des déplacés internes, ayant fui la province de l’Est à cause de l’escalade des conflits, veut renforcer la capacité et la résilience des DDH, pour une réintégration socioprofessionnelle dans la ville d’accueil.
Les participants, dont la plupart ont fui les atrocités de l’Est du pays ont salué cette formation qui leur donne du courage à poursuivre leur lutte. « Nous sommes à Kinshasa en tant que rescapés qui ont fui les atrocités à cause de notre service que nous rendons au peuple congolais », a déclaré Roger Mino-Anda, un des participants DDH venant de la partie Est du pays.
ACP/JF

