Kinshasa, 24 novembre 2025 (ACP).- Le rapport de l’inspecteur du travail sur le calcul du décompte final avec préavis d’un travailleur de la société Fameco, a été contesté par son employeur lors de l’audience devant le tribunal du travail de Matete, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La société Fameco rejette ce rapport avec préavis, parce que M. Ikelenge avait démissionné de son propre gré, il n’a pas été licencié », a plaidé l’avocat de la société.
Pour cet avocat, le demandeur M. Ikelenge, ayant démissionné de lui-même, il n’a pas droit au décompte final avec préavis puisqu’il ne s’agit pas d’un licenciement, il n’y a pas de faute lourde.
La défenderesse a soutenu que la raison pour laquelle M. Ikelenge a démissionné, c’est parce qu’il a trouvé un autre emploi et qu’il n’y a pas eu faute lourde, par conséquent, le calcul du décompte final avec préavis n’a pas de raison d’être.
Elle a approuvé par contre le décompte final calculé sans préavis, en affirmant que la société est prête à verser la somme fixée par l’inspecteur en soustrayant la somme dont elle lui avait donné lors de sa démission.
« Pour le décompte sans préavis, la société ne trouve pas d’inconvénients et elle est prête à payer à Monsieur Ikelenge », a-t-il dit.
Le demandeur, pour sa part, fait savoir au tribunal qu’il n’a pas d’observation à faire sur le rapport de l’inspecteur, mais seul le rapport avec préavis l’intéresse.
« Nous n’avons pas d’observation à faire. Le rapport sans préavis ne nous intéresse pas, vous n’allez pas considérer cela.
Vous allez considérer le rapport avec préavis et ça sera justice », a-t-il déclaré. Il a, en outre, fait savoir au tribunal qu’il a été poussé à la démission.
« Nous avons démissionné, parce que nous avons été exposé aux produits chimiques pendant plusieurs années et cela commençait à affecter notre santé », a-t-il relayé les mots de son client.
Et d’ajouter: « Mon client avait écrit à la société pour demander à ce qu’il change de bureau, parce que sa santé se détériorait par les produits chimiques et la Fameco a refusé d’accéder à cette demande. Mon client ne pouvait pas rester là-bas pour mourir », a expliqué l’avocat du demandeur.
Le magistrat du parquet a, pour sa part, reconduit son réquisitoire fait lors de la plaidoirie, où il avait demandé au tribunal de déclarer recevable la requête de Monsieur Ikelenge.
« Vous constaterez que dans cette cause nous avons déjà donné notre avis et nous le reconduisons », a-t-il dit.
« Le tribunal estime sa religion éclairée, clôture le débat pour rendre son jugement dans le délai de la loi », a déclaré Jean-Paul Saïdi, juge président de la composition.
Le tribunal du travail avait demandé à l’inspecteur du travail de calculer deux décomptes finals, dont l’un avec préavis et l’autre sans préavis. ACP/JF

