Kinshasa : les magistrats formés pour juger efficacement la criminalité liée aux espèces sauvages

Kinshasa, 21 septembre 2026 (ACP).- La deuxième session du programme de mentorat des magistrats sur la criminalité liée aux espèces sauvages s’est ouverte lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour renforcer les compétences professionnelles et pratiques des acteurs judiciaires, a constaté l’ACP.

« Il ne suffit pas seulement que les magistrats soient outillés sur les questions juridiques liées à la criminalité faunique, ils ont également besoin de certaines compétences professionnelles pour bien faire leur travail. Le magistrat doit notamment se doter des capacités liées à la communication pour bien échanger sur les aspects liés à cette lutte, à l’éthique et à la collaboration inter institutionnelle, sans oublier les aspects liés à la coopération internationale », a déclaré Me Félix Lilakako, président du conseil d’administration de l’ONG « Juristes pour l’environnement au Congo » (Jurec).

D’après lui, ce sont ces éléments mis ensemble qui permettront à ce que les magistrats soient suffisamment outillés pour contribuer à la lutte contre la criminalité faunique dans notre pays.

Contrairement à la première session de mars 2026, qui offrait un aperçu général du droit de la faune, cette réunion à mi-parcours se focalise sur le thème des « compétences professionnelles ».

Il s’agit, d’après les organisateurs, de créer une passerelle directe entre le savoir-faire habituel des magistrats et l’application stricte des lois sur la faune.

« Nous avons identifié certaines thématiques qui, lorsqu’elles seront bien assimilées par les acteurs de la justice pénale, contribueront à la lutte contre cette criminalité », a expliqué pour sa part Me Jo Kassongo, représentant de la Fondation pour la faune africaine (AWF).

Pour M. Lilakako, la seule réglementation ne suffit plus face à un braconnage transformé en crime organisé transnational et militarisé. Le projet « Lutte contre le trafic illégal de la faune sauvage, du bois et des autres ressources naturelles en RDC » entend ainsi apporter une réplique efficace.

Ce programme de mentorat, facilité par Jurec en collaboration avec l’ICCN et l’INAFORJ, cible dix juges et magistrats basés dans des hubs stratégiques du pays, notamment à Mbandaka, Boende, Kinshasa, Matadi, Kolwezi et Dilolo, afin de verrouiller les frontières et les voies de transport utilisées par les trafiquants internationaux.

Organisée du 21 au 23 septembre 2026 par l’ONG Jurec, cette formation bénéficie du soutien financier du Bureau international des stupéfiants et de l’application des lois (INL) des États-Unis et de l’appui technique de la Fondation pour la faune africaine (AWF).

ACP /FN

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