Kinshasa, 10 février 2026 (ACP).- La condamnation d’une société a été sollicitée mardi pour licenciement abusif par un ancien travailleur, lors d’une audience du tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans un litige les opposant.
«Qu’il plaise au tribunal de condamner la société Grand Moulin de Kinshasa pour licenciement abusif de notre client Josué Watinu; Ordonner à la société de lui payer sa dernière rémunération; La condamner au paiement des dommages et intérêts pour tout le temps que la société n’a pas voulu qu’il puisse reprendre son service; Ordonner la délivrance de son certificat de fin de service», a plaidé l’avocat du requérant Watinu.
Selon lui, son client Watinu a été engagé au mois de mars 2014 à la société Grand Moulin de Kinshasa dans un contrat à durée indéterminée comme opérateur des machines de production des sachets qui servent d’emballages des «pain Victoire».
«Après des bons et loyaux services rendus à cette société, notre client a été victime de la torture ensemble avec les journaliers en juin 2023 par un groupe de policiers qui sont entrés dans la société alors qu’il était en plein service, avant de les menotter et l’amener au niveau de l’inspection provinciale de la police (…)
Cet avocat a soutenu que son client sera ensuite relaxé au parquet général où l’employeur n’a pas pu démontrer le fait imputé à notre client».
Et d’ajouter: «La société voulait à tout prix que notre client puisse accepter le vol qualifié mis à sa charge alors qu’elle n’a pas démontré le fait, raison pour laquelle le parquet général l’avait relaxé. Nous disons que cette manière de faire est constitutive d’un licenciement abusif qui est condamné par la loi».
Pour sa part, M. Watinu, ayant comparu en personne, a fait savoir au tribunal que la société l’accuse sans preuves d’avoir volé 25 tonnes de sachets.
Prenant la parole à son tour, le magistrat du parquet a demandé que le dossier lui soit communiqué afin de donner son avis écrit de manière plus détaillé.
«Le tribunal fait droit à votre demande et va vous communiquer le dossier dans le délai de la loi», a conclu Pierre Kiama, président de la composition. ACP/ODM

